Si n’importe quel autre pays au monde pratiquait cette politique économique, on l’accuserait aussitôt de mettre en route la planche à billets en traitant sa monnaie de « monnaie de singe » ! Mais comme il s’agit des USA ou même de l’Europe, on n’utilise plus l’expression « planche à billets » à laquelle on préférera « Helicopter money » ou « Quantitative easing » afin d’embrouiller tout le monde et de diminuer la gravité de la situation. Sauf que tout ceci ne pourra pas durer éternellement car, tôt ou tard, la nature finit par reprendre ses droits.


Trump prévoit d’envoyer un chèque de 1 000 dollars à chaque citoyen pour stimuler leur consommation.

Ce n’est pas une fake-news, mais une méthode coûteuse qui s’annonce d’ores et déjà difficile à mettre en place.

Donald Trump a annoncé vouloir « aller grand très grand » (go big very big) pour contrer la menace de récession qui, a-t-il reconnu pour la première fois, se précise aussi pour la super puissance mondiale. Il a présenté avec le secrétaire d’État au trésor, Steve Mnuchin, un plan de relance qui pourrait atteindre jusqu’à 1 000 milliards de dollars (900 milliards d’euros).

Il prévoit des mesures de soutien pour éviter les faillites de nombreuses entreprises. Il s’agirait de garantir des prêts à des industries des secteurs les plus menacés. Le cas de Boeing, déjà frappé avant même l’éclatement de la pandémie par l’interdiction de vol de son avion star le « 737 Max », est ouvertement évoqué. […]


Photo d’illustration : Donald Trump en plein briefing avec la presse, le 18 mars à la Maison Blanche, Washington. © Brendan Smialowski / AFP

l’Humanité
18 mars 2020