En réalité ils ne sont en train d’étudier rien du tout, tout est prévu à l’avance, la vaccination ARN de Pfizer et Moderna sera imposée à vos risques et périls. Les études sont lacunaires, on ne sait pas ce que le vaccin fera aux personnes de plus de 55 ans présentant de nombreuses comorbidités. On ne sait pas ce qu’il fera aux femmes enceintes et à leurs fœtus…

Alain Fischer prend une responsabilité trop grande pour lui, car les conséquences sanitaires d’une aventure aussi hasardeuse lui seront reprochées.


Le Pr Alain Fischer revient sur France Inter mercredi sur la campagne de vaccination contre le Covid-19 en France, qui sera présentée dans l’après-midi à l’Assemblée nationale par Jean Castex.

« Attendre » pour lancer la campagne de vaccination anti-covid-19 « serait irresponsable », a déclaré Alain Fischer, président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, invité de France Inter mercredi 16 décembre. Le Premier ministre Jean Castex présente dans l’après-midi à l’Assemblée nationale le détail de la campagne de vaccination contre le Covid-19 en France, alors que d’autres pays comme le Royaume-Uni ont déjà commencé à vacciner ses citoyens.

Il ne faut pas attendre, puisqu’on a suffisamment d’éléments d’efficacité et de sécurité qui laissent penser qu’on va obtenir une protection des personnes qui vont être vaccinées dans les semaines et les mois qui viennent.

Alain Fischer

à France Inter

« Mais ça n’empêche pas qu’en parallèle, on poursuit les études pour améliorer les connaissances et que ces connaissances, bien sûr, soient diffusées à la population », a ajouté Alain Fischer. Pour le pédiatre, « la façon d’obtenir au mieux l’adhésion de la population, et d’abord des professionnels de santé eux-mêmes, c’est d’informer de façon transparente et complète en essayant d’être clairs, de tout dire. Il y a des choses que l’on sait. Il y a des choses que l’on ne sait pas encore ».

Dans l’état actuel des choses, le président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale a estimé que « les quelques complications des vaccins, qui sont heureusement très rares en général, surviennent assez tôt après la vaccination. Pas deux ans, cinq ans ou dix ans après ».

« Le mot retard n’est pas juste »

« Je pense que le mot retard n’est pas juste, il y a la nécessité de la rigueur », poursuit Alain Fischer. Pour lui, « l’élément essentiel c’est d’assurer que ces vaccins, le jour où on pourra commencer à les administrer à nos concitoyens, ils aient été validés comme étant raisonnablement sûrs et efficaces ». Mais il faut du temps pour que cette « balance entre les bénéfices et les risques soit extrêmement favorable », a expliqué Alain Fischer.

« On va y être, mais laissez les autorités réglementaires européennes finir leur travail. Elles vont le finir dans les jours qui viennent. Donc, on n’est pas à quelques jours près. »

Pr Alain Fischer

à France Inter

L’Agence européenne des médicaments a annoncé mardi qu’elle se pencherait dès le 21 décembre, soit huit jours plus tôt que prévu, sur le sort du vaccin de l’alliance Pfizer-BioNTech, ouvrant la voie à un possible début des vaccinations en Europe avant la fin de l’année.

Selon le président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, « dans un an, lorsqu’on essaiera de retracer l’histoire de ce qui se sera passé en 2021, on aura oublié le jour exact où on aura commencé à vacciner ». « Ce que l’on retiendra, conclut Alain Fischer, c’est le degré d’efficacité, la diminution de circulation du virus. Et que ça s’est bien passé, qu’il n’y a pas eu d’accident. C’est ça qui va compter. »


Radio France
16 décembre 2020