Ben oui, personne ne met en cause le dévouement des personnels de santé particulièrement débordés par la crise sanitaire. Le fait est que ce qui a été rapporté est vrai et que cela nécessite une enquête approfondie pour en cerner les responsabilités. L’adjointe à la santé Anne Souyris met en cause et reconnaît des problèmes administratifs et c’est justement ce qui est reproché aux responsables dont elle fait partie en bonne place. Les responsables administratifs ont péché par un manque flagrant d’organisation et de prévoyance. De plus, elle a le culot de dire que le problème est en train d’être résolu progressivement. Pourquoi progressivement ?



Un reportage diffusé dimanche 12 avril 2020 par la télévision belge montre un Ehpad de Paris dont les résidents seraient « à l’abandon le plus total ».

Un constat démenti en mairie.

L’Ehpad du Jardin des Plantes, dans le 5ème arrondissement de Paris, est l’un des plus touchés par le coronavirus. 21 résidents sur 98 y sont morts du virus. Un reportage de RTL info, chaîne belge, dénonce « l’abandon le plus total » des malades. Reconnaissant « qu’il y a eu des problèmes administratifs », l’adjointe à la santé Anne Souyris réfute cette affirmation.

« Un problème global, il est progressivement résolu »

Cet Établissement d’hébergement pour personnes âgées et dépendantes du centre de Paris est géré par le Centre d’aide et d’action sociale de la Ville de Paris (CASVP), donc par la mairie. Le reportage inclut des images prises à l’intérieur, montrant des résidents comme « atteints du covid-19 » et abandonnés, ou des corps restants « trois, quatre jours ».

Le reportage, dont les images ne sont pas datées avec un seul témoignage anonyme, donne corps aux allégations d’abandon de malades par des soignants en France. Il est devenu viral sur les réseaux sociaux, surtout dans les cercles complotistes. Cette terrible affirmation est démentie par Anne Souyris, adjointe d’Anne Hidalgo chargée de la santé, auprès d’actu Paris :

Il y a eu des problèmes administratifs, mais il est impossible de présenter ça comme un charnier, ce n’est pas la réalité. Je sais que dans un autre Ehpad, des victimes ont pu rester 48 heures, pas plus, dans leur chambre, c’était un problème global, des personnels me l’ont signalé début avril, il est progressivement résolu.

Ce problème tenait à plusieurs facteurs, au début de l’épidémie : l’état-civil fermé le week-end, les policiers sur-sollicités et les pompes funèbres débordées. Or, pour confirmer le décès d’un résident en Ehpad, un agent de la Ville et un policier devaient être là en même temps. L’état-civil est désormais ouvert tous les jours et les policiers agissent dans un second temps, à Rungis.

Les soignants « ne peuvent être présentés comme des monstres »

L’objectif que se sont fixé les autorités est « d’améliorer les choses pour que les corps partent dans les 24 heures », selon l’adjointe. Dans les Ehpad du CASVP…


Photo d’illustration : des allégations d’abandon de victimes du coronavirus dans un Ehpad de Paris sont démenties par l’adjointe à la santé de la mairie, Anne Souyris. (© Adobe Stock Illustration)

actu.fr

16 avril 2020