N’est-elle pas merveilleuse la nouvelle version 3.0 de la Saoudie maudite ? Découpage de journaliste à la scie et assassinat des dissidents avec la complicité active et totalement assumée d’un Occident criminel !


C’est un nouveau scandale qui secoue l’Arabie saoudite et qui rappelle à certains le meurtre de Jamal Khashoggi, ce journaliste et opposant assassiné par les autorités de son pays.

Une affaire dans laquelle est mis en cause le prince héritier Mohammed ben Salman, dit MBS. Cette fois-ci, il s’agit d’un simple citoyen saoudien abattu par les forces de l’ordre, car accusé de « terrorisme ». Sa mort soulève une vague d’indignation sur les réseaux sociaux du royaume. Son seul tort : s’être opposé à un projet de MBS.

Dans cette affaire, deux versions s’opposent. La première, celle du défunt et de ses soutiens. Il s’appelle Abdou Rahim Al Howaiti. Tout commence alors que le prince héritier Mohammed ben Salman, engagé dans la modernisation de son pays, souhaite lancer un projet touristique baptisé « NEOM » dans la région d’Abdou Rahim Al Howaiti.

Ce dernier refuse l’expropriation. Pour lui, pas question d’abandonner les terres de ses ancêtres situées dans le nord-ouest du pays, sur les rives de la mer Rouge, explique-t-il dans une vidéo. S’engage alors un bras de fer entre l’homme et les autorités.

Mais quelques jours plus tard Abdou Rahim Al Howaiti est finalement abattu par les forces de l’ordre. Selon la version officielle de Riyad, « l’homme était en fait un terroriste ».

Seulement voilà, Abdou Rahim Al Howaiti, qui s’était senti menacé, a laissé en héritage une vidéo. Dans un court extrait, il explique subir des menaces, des pressions et redoute même d’être assassiné. « Ils peuvent me tuer et mettre une arme à côté de mon corps pour me faire passer pour un terroriste », s’inquiétait-il dans cette vidéo prémonitoire.

Photo d’illustration : Accusé de terrorisme, Abdou Rahim Al Howaiti était opposé à un projet du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman. (Image d’illustration) REUTERS/Jorge Silva

RFI

17 avril 2020