Un scandale de violence policière grave éclate au tribunal de Bobigny. Manuel, policier de trente ans, agresse Ousmane, adolescent de 17 ans. Il le plaque au sol, deux coups de poing au visage et insultes racistes fusent : « babouin« , « macaque« . La caméra-piéton capture tout. Ce fait divers choquant révèle un abus de pouvoir grave. Ousmane reste silencieux, sans résister. Cependant, Manuel falsifie son rapport, il accuse la victime de fuite et rébellion se rendant coupable d’un crime. Ce faux en écriture publique aggrave le scandale. En droit français, le faux en écriture publique par un fonctionnaire est puni de 15 ans de réclusion et 225 000 € d’amende.
De plus, la vidéo contredit le procès-verbal ; sans elle, Ousmane risquait la prison. La présidente questionne : « Comment faire confiance aux PV policiers ? ». Manuel invente des faits pour se couvrir. L’enregistrement dure 16 minutes. Les insultes continues d’une rare vulgarité pour un policier/voyou : « Tu pètes tes couilles ?« . « T’as baisé ?« .
Au procès, Manuel exprime des regrets. « J’ai honte, je ne me reconnais pas« . Chiale sur sa vie personnelle chaotique : séparation, perte de logement. Stress professionnel invoqué. Il ose même jurer ne pas être raciste. Mais ces justifications sonnent hypocrites face aux images choc enregistrées.
Le tribunal le condamnera très légèrement : 8 mois de prison avec sursis !!! Deux ans d’interdiction sur voie publique. Ce verdict souligne les dysfonctionnements institutionnels. Un policier condamné à seulement 8 mois de sursis pour violences racistes et faux en écriture publique n’a aucun sens. Le maximum légal atteint 15 ans de réclusion et 225 000 euros d’amende pour faux par agent public. Article 441-4 du Code pénal durcit les sanctions pour abus d’autorité. Pourtant, la justice opte souvent pour du sursis. Dans ce cas, deux coups de poing et insultes comme « babouin » devrait aggraver la peine, mais non !
De plus, les violences par dépositaire d’autorité publique aggravent les peines : délit jusqu’à 3 ans et 45 000 euros (article 222-13). Cela reste ridicule face aux maxima. On imagine que si c’était l’inverse, le jeune aurait été condamné à la peine maximale et serait depuis le début en détention provisoire. Cette injustice ne peut que permettre à ces violences policières de perdurer…




























