Deux points importants à souligner dans cette affaire ! Depuis quand l’AP-HM est au courant ? Pourquoi ce sociopathe a-t-il pu violer autant de victimes ? Comment pouvait-il agir ainsi pendant 10 ans sans aucune réaction des autorités ? Un article du Monde affirme que l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille, le conseil de l’ordre, l’agence régionale de santé, le parquet de Marseille ont été alertés… en vain ! Pourquoi ne sont-ils pas avec lui sur le banc des accusés ?
Puis, comme on s’y attendait, la défense joue la carte « maladie » ! Ainsi il pourra demander de sortir de prison dès que possible à l’instar de tant d’autres crapules, voyous et criminels en col blanc. Il a été condamné en première instance à 12 ans de réclusion criminelle.
A l’issue d’un réquisitoire ramassé et implacable d’une heure, l’avocate générale de la cour criminelle départementale, Vinciane de Jong, a requis une peine de 18 ans de réclusion et une interdiction définitive d’exercer contre Marc Adida. Cet ancien psychiatre de 52 ans est accusé de quatre viols et agressions sexuelles sur des patientes, la plupart commis dans son bureau de l’hôpital Sainte-Marguerite, à Marseille.
Le courage et la double peine des victimes
Avant de balayer, sèchement, les explications “changeantes et fantaisistes” fournies toute la semaine par le praticien qui, en s’obstinant à nier les faits, a fait subir à ces femmes une double peine, ”ses agissements et ses dénégations”. “Il faut dire le courage qu’elles ont eu de venir devant vous” livrer des récits “pudiques et douloureux”, termine Vinciane De Jongh, en s’adressant à la cour, tandis que dans son box, Marc Adida reste impassible. “Maintenant, c’est à la justice de leur dire qu’elles n’ont pas fait ce chemin pour rien”.
Elle pourrait se résumer simplement : si Marc Adida a bien commis les viols et agressions sexuelles qui lui sont reprochés, il n’est “ni machiavélique ni manipulateur”. Mais malade. « Vous ne pouvez pas balayer la réalité de sa bipolarité, vous ne trahirez pas le dossier ni les victimes en retenant l’altération du discernement”, a-t-il plaidé, en s’appuyant les conclusions des quatre experts judiciaires qui ont examiné Marc Adida au cours de la procédure. L’enjeu est capital : si cette circonstance était retenue, Marc Adida, qui encourt une peine maximale de 20 ans de réclusion, pourrait voir sa peine réduite des deux tiers. Le jugement est attendu dans l’après-midi.
Photo d’illustration : Le jugement est attendu dans l’après-midi. LP – CYRIL SOLLIER – CYRIL SOLLIER
4 avril 2025




























