MAJ du 26 juillet 2018 – 15h02 :

Nous avons remarqué que Monsieur Karim Benabdelkader a publié un poste sur Facebook afin comme toujours de ne pas dire grand-chose mais juste traiter ses contradicteurs d’esclaves ! Il explique que nous avons décortiqué ses post Facebook alors qu’il ne nous connaissait pas la veille ! En quoi ceci peut être un argument ?! Il explique ensuite que cet article que nous avons réalisé est la preuve qu’il a mit le doigt là où ça fait mal ! En quoi franchement cela pourrait nous faire mal qu’ils vendent une crypto-monnaie ? Nous lui souhaitons tout le succès dont il rêve avec une multiplication par 1 million s’il le désire. En quoi ça nous concerne ? Comment cela peut être un argument car, in fine, il ne répond à aucun de nos questionnements légitimes, absolument aucun ! Pour finir, nous réitérons notre conseil de base : n’investissez pas toutes vos économies dans cette monnaie virtuelle ni dans aucune autre. Si vous voulez tenter l’aventure, pourquoi pas, mais ne prenez pas de gros risques. 

Notre site n’a pour seul objectif que de chercher la vérité et dénoncer le mensonge, absolument rien d’autre. Quant à Monsieur Karim Benabdelkader, lui qui se voit le Commandant en Chef des Affranchis, nous lui proposons un simple test, de surcroît gratuit. Puisqu’il est au Maroc et qu’il a tout compris, peut-il nous parler sur son Facebook de la vacance de pouvoir et de l’absence inquiétante du roi de son trône ainsi que de ses pratiques sexuelles douteuses, bien loin des prescriptions coraniques ?! Monsieur Benabdelkader qui ne cesse de mettre Dieu à toutes les sauces de son business devrait avoir un avis sur la question…



Suite à des discussions entre amis concernant cette nouvelle cryptomonnaie africaine, le ZeenCoin, nous avons décidé de faire quelques recherches sur son fondateur Monsieur Karim Benabdelkader, ainsi que sur la réalité de ses prétentions et promesses. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet de la cryptomonnaie et de ce projet précis en l’occurrence, nous sommes dans l’obligation de relever l’extrême violence de la communication de Monsieur Karim Ben Abdelkader sur sa page Facebook, traitant tous ses adversaires de « déchets » ou « d’esclaves », contrairement à lui, l’« affranchi » qui a tout compris. Technique qui caractérise toute secte : il qualifie ceux qui lui obéissent d’affranchis (alors qu’ils sont esclaves) et ceux qui ne lui obéissent pas d’esclaves (alors qu’ils sont affranchis). Contre toute critique, il parlera de jalousie et d’infériorité intellectuelle de ses contempteurs. Nous avons déjà rencontré ce genre de rhétorique dans les groupes sectaires comme celui de Tariq Ramadan ou d’Alain Soral par exemple. Il accuse ses détracteurs d’être tranquillement cachés derrière leurs écrans en utilisant des pseudos, il menace même de se venger physiquement dans un post Facebook datant du 13 juillet 2018 (cf. capture de droite) ! Du coup, nous avons décidé de lui proposer une analyse technique en plusieurs points en lui posant plusieurs questions précises qui trouveront, nous l’espérons du moins, des réponses pour tous ceux qui ont déjà participé à cette aventure.

Nous insistons sur ce point important, le fonctionnement de cette nouvelle cryptomonnaie est en tous points semblable au fonctionnement sectaire : tu es avec nous ou contre nous. Toute personne en dehors du groupe est perçue comme un ennemi à abattre, jaloux de la réussite alors que le projet n’a même pas encore commencé. D’un autre côté, la technique du marketing du ZeenCoin ressemble comme deux gouttes d’eau aux techniques dites des pyramides de Ponzi. On vous fait croire que vous êtes un privilégié, vous faites partie de l’élite et que vous allez faire multiplier votre mise initiale par 1000 voire 10 000 ! Pour participer à cette nouvelle cryptomonnaie, il faut être plus intelligent que la moyenne, car les autres sont trop débiles pour comprendre à quel point cette opportunité est immense !

À cela va s’ajouter quelque chose de plus vicieux encore qui consiste à adjoindre au discours marketing une grande dose de religieux — on se demande bien pourquoi, d’ailleurs — ainsi qu’une plus grande dose de racialisme : les musulmans contre le reste du monde et surtout les Blancs ! Pourtant, quand on fait du business, on n’en a que faire de la religion du partenaire en affaires tant que celles-ci ne contreviennent pas au dogme islamique. Les très nombreux posts Facebook du fondateur, Monsieur Karim Benabdelkader concernant l’équipe de France de football et sa qualification en finale démontrent à quel point sa stratégie est malsaine car clivante. Il est d’ailleurs curieux qu’il accorde autant de place à ses détracteurs puisque ces derniers, déchets et esclaves consentants, à ses yeux, sont si insignifiants ! Mais là où une frontière morale est franchie c’est lorsqu’il postera un message de soutien au gangster Redoine Faïd qui vient de s’évader de prison, en France ! Alors que ce dernier est en relation étroite avec l’entité sioniste scélérate et qu’il est impliqué dans plusieurs braquages voire assassinat, Monsieur Karim Ben Abdelkader a estimé juste et intelligent de le soutenir dans sa cavale juste parce que c’est un… Arabe ! Il agira de même d’ailleurs avec Tariq Ramadan faisant fi des principes les plus élémentaires de justice et de prudence. On imagine que lorsque l’on découvrira que son héros en cavale se cachait à Tel-Aviv, il aura la décence et le courage de faire son mea culpa.


À la suite de notre précédent article rendant plus accessibles les notions liées à la cryptommonnaie, nous avons été sollicités de part et d’autre au sujet de cette cryptomonnaie en particulier destinée à un public généralement africain, voire musulman. Avant d’entrer plus en détail dans le sujet, nous devons rappeler certaines notions de base, qui ne feront aucun mal à être révisées pour mieux comprendre la suite de notre exposé.


Une monnaie est une réserve de valeur que des acteurs économiques échangent sur un marché. Une réserve de valeur est une somme qui vaut quelque chose dans une autre somme. Les acteurs sont les personnes (virtuelles, physiques ou morales) qui contrôlent cette réserve. Un marché est un lieu (physique ou virtuel) où les acteurs échangeront leurs réserves à un moment donné.

Une réserve de valeur est une capitalisation (on réunit de la valeur), qui est déterminée par sa masse (le nombre d’unités) et un volume d’échange (la quantité échangée sur une période donnée).

Une cryptomonnaie est une réserve de valeur, généralement comparée au $ (mais qui peut l’être aussi à n’importe quelle autre monnaie ou devise). Comme toute réserve de valeur, elle est aussi caractérisée par une capitalisation, une masse monétaire et un volume d’échange, mais, en plus, elle se caractérise par un protocole.

Un protocole est le moyen d’utilisation de cette cryptomonnaie. Par exemple, le Bitcoin ou l’Ethereum s’appuient sur un protocole « block-chain » qui fonctionne par le fait que tout le monde dispose d’une copie de l’ensemble des transactions effectuées. La capitalisation (généralement en dollars) est la quantité de valeur que les acteurs ont mise dans la cryptomonnaie en l’acquérant (exemple : il y a actuellement 117 milliards de dollars dans le Bitcoin, c’est la capitalisation du bitcoin). La masse monétaire est la quantité d’unités de compte en circulation. Elle peut être variable (exemple : de nouveaux Bitcoins sont créés constamment) ou fixe (exemple : il y aura toujours le même nombre d’IOTA en circulation). Le volume d’échange est la quantité d’échange entre les acteurs pour une période donnée, c’est aussi la vélocité monétaire.

Ce qui fait qu’une monnaie est puissante, c’est sa capitalisation. Au 8 juillet 2018, la plus puissante cryptomonnaie est le Bitcoin (117 milliards de dollars de capitalisation), et la 100e plus puissante est SmartCash (98 millions de dollars de capitalisation). Pour des monnaies à capitalisations identiques, celle qui aura le plus gros volume d’échange sur une période donnée sera la plus puissante (car ce sera la plus échangée). Au 8 juillet 2018, le plus gros volume d’échange est celui du bitcoin, environ 3 milliards de dollars de bitcoin échangés en un jour.

Le cours d’une monnaie à un instant donné, c’est à dire, la valeur d’une unité en circulation, est obtenue par une division toute simple : Capitalisation ÷ Masse. Exemple : si une monnaie a une capitalisation de 100 $ et qu’elle comporte 12 unités, chaque unité vaudra 100 ÷ 12 donc 8,33 $.

Autre exemple : Le Bitcoin capitalise 117 milliards de $, et il y a une masse de 17,138 millions de bitcoin en circulation. Donc un bitcoin vaut 117 milliards ÷ 17,138 millions ce qui fait environ 6 825 $ par Bitcoin.

La progression du cours d’une monnaie se fait soit en jouant sur la capitalisation (plus on capitalise, plus le cours sera élevé), soit en jouant sur la masse en circulation (plus on diminue la masse, puis le cours sera élevé).

Pour augmenter la capitalisation, une seule solution, rameuter des investisseurs. Généralement, pour les cryptomonnaies, il s’agit des particuliers qui se font endormir avec des chiffres et des promesses, sans qu’on ne leur explique comment ça marche. La meilleure façon de le faire est le marketing. Ainsi, Bitcoin par exemple, est l’une des pires cryptomonnaies en termes techniques, constitue une catastrophe énergétique et écologique, mais c’est la plus connue, la plus « marketing », donc celle qui capitalisera le plus.

Les cryptomonnaies représentent une réelle opportunité pour échapper aux pouvoirs tyranniques, notamment en France et aux USA.

Pour finir, certaines cryptommonnaies sont faites, dès le départ, pour être déclinées. Ainsi, Ethereum est un protocole qui permet de décliner sa propre cryptomonnaie en quelques étapes relativement simples. Si nous en avions le besoin, nous pourrions créer le LaïbiCoin, sur la base d’Ethereum sans trop de problèmes. Cela permet de soutenir ou financer certaines activités sociales ou économiques, qu’elles soient positives ou négatives.

Maintenant que nous avons revu tout cela, passons à l’analyse d’une cryptomonnaie en particulier, qui se base sur Ethereum, nous parlons de ZeenCoin.

Nous nous sommes intéressés à ce cas parce que plusieurs de nos lecteurs et spectateurs nous ont informés du marketing « communautariste », « islamique » (sic) ou africain. Nous étions partis sans a priori car beaucoup de cryptomonnaies ont montré qu’il n’y a pas besoin d’une multinationale établie pour faire du bon travail (comme Ether ou IOTA). Nous avons malheureusement déchanté pour plusieurs raisons que nous expliquerons ci-dessous.

Avant de parler des détails de la communication sur les réseaux sociaux, nous avons d’abord étudié leur communication « officielle », sur leur site, formulée par un « livre blanc ».

Ce texte traite d’abord des opportunités aussi faramineuses qu’hypothétiques que présente l’Afrique, ensuite d’une levée de fonds auprès des petits particuliers, puis de projets hypothétiques à venir qui seront financés par la levée de fonds qui devrait servir à capitaliser le ZeenCoin. Ce texte finit sur les modalités contractuelles très floues pour les petits particuliers investisseurs.

Les opportunités africaines évoquées par le document posent quelques questions de bon sens. Pourquoi, pour la réussite du ZeenCoin, s’attaquer à un marché futur hypothétique africain alors que des marchés bien plus prometteurs existent déjà actuellement sur des territoires connus par les créateurs de ce projet, comme l’Europe, la Suisse, la Tunisie, le Maroc ou le Royaume-Uni. Quelle stabilité politique présente l’Afrique qui nous mettra à l’abri de décisions défavorables, aussi subites qu’unilatérales, telles que celles du Royaume Marocain qui a tout simplement décidé d’interdire la crypto-monnaie ? La République en France1 laissera-t-elle passer quelque chose qui menace son contrôle du Franc CFA ou des devises maghrébines comme le dirham marocain ?

Quel avenir pour la crypto-monnaie pour une masse d’utilisateurs non formés aux technologies de paiement en ligne ou sans contact en Afrique alors que ces technologies présentent toujours des défauts d’acquisition dans notre Occident pourtant bien formé et équipé technologiquement ? Quand bien même 50% de la population possèderait-elle une carte bancaire, combien de gens l’utilisent-ils pour les achats du quotidien ? De la carte bancaire au paiement sans-contact, il y a un fossé. Du paiement sans-contact à la crypto-monnaie, il y a un gouffre. Même le géant Paypal n’a pas réussi à s’implanter au Maghreb ou en Afrique.

Aucune réelle garantie n’est mentionnée en gage. Une économie de la crypto-monnaie dans l’Hémisphère Nord présenterait de plus sérieuses garanties d’infrastructure, de marché et de stabilités qu’on pourra ensuite décliner dans le Sud. Nous ne comprenons pas pourquoi vouloir engager des gens et leurs économies dans une levée de fonds sans les informer de ces faits.

Cette levée de fonds est justifiée dans leur texte par la fuite des cerveaux marocains. Nous ne comprenons pas le rapport entre ces deux choses, mais le texte ne s’arrête pas là et se poursuit sur la description du montage administratif et financier. Le montage se fera sur une holding luxembourgeoise en co-entreprise avec une société de gestion marocaine. Cette holding facilitera, par sa position au Luxembourg, les montages fiscaux exotiques, des sociétés écrans off-shore aux spéculations sur la TVA intra-communautaire. Aucune garantie n’est donnée quant à la direction que prendra cette holding, ni à la raison pour laquelle la société de gestion sera installée à Casablanca, dans un pays royalement anti crypto-monnaie. On demande aux particuliers d’investir dans un montage que la République en France pourra facilement qualifier de blanchiment d’argent ou de suspicion de financement du terrorisme (car la République a la gâchette facile) et on ne donne aucune explication… La République n’hésitera pas à le faire car un montage obscur, géré par des Marocains sur une agence au Luxembourg, le tout en crypto-monnaie, sans transparence sur les branches de la holding. Il y a bien quelques comptes bancaires de particuliers à saisir voire contrôler fiscalement ici, ne serait-ce que pour gonfler les chiffres de l’inspecteur du fisc qui viendra chez ZeenCoin pour ne pas aller chez la Société Générale et ses filiales. Mais le document saute le sujet très vite pour expliquer que juste après cette levée de fonds, on financera avec l’argent récolté… un incubateur ! C’est la mode.

Si le capital récolté sert à financer un incubateur et ses projets, cela signifie que le capital sera dépensé, donc qu’il y en aura moins, donc que la valeur du ZeenCoin baissera, malgré toutes les promesses faites sur les réseaux sociaux. Mais nous verrons ce point plus bas.

Nous devons signaler aussi que les pourcentages de réussite sur les startups sont de l’ordre de 1-2%. Une réussite ne signifie même pas un enrichissement à la AirBnb, mais juste une rentabilité. C’est à dire, ici, que le capital récolté sur la base d’une hypothétique croissance africaine future, dans le cadre d’un montage non garanti de probité, servira à financer des projets sans garantie de réussite.

Le texte présente une demi-douzaine de projets de startup présentées comme prometteuses. Si c’est le cas, pourquoi avoir besoin d’une levée de fonds en crypto-monnaie auprès de particuliers ? Pourquoi ne pas le faire directement en €, puis utiliser les bénéfices pour ses projets ensuite ? N’importe qui peut prendre l’idée que vous décrivez et la réaliser avant vous, sans ZeenCoin. Tout ceci ne peut que mener qu’à un risque de dilapidation du capital dans autre chose que le ZeenCoin, malgré les chiffres que la dernière partie du document nous donne. Ces chiffres parlent d’une levée de fonds en deux étapes : 2,5 millions de dollars puis 25 millions de dollars. Que se passe-t-il si les paliers ne sont pas atteints ? Comment les particuliers seront remboursés ? Rendra-t-on l’argent si le palier n’est pas atteint ? D’ailleurs, étant donné qu’il va être utilisé pour autre que la capitalisation, le rendra-t-on tout simplement un jour ?

Il y a d’autres questions qui se posent concernant le ZeenCoin. Prenons par exemple la question des locaux de l’entreprise. On trouve un tas de photos sur le Facebook de Monsieur Benabdelkader mais aucune des locaux de l’entreprise, ce qui est très inquiétant !

Ces particuliers qui sont voués à financer ZeenCoin sont qualifiés sur les réseaux sociaux, au choix (selon l’humeur du porteur de ce projet) soit Esclaves, soit Affranchis. M. Benabdelkader n’hésite absolument pas à promettre des progressions de l’ordre de x 1000 (nous avons entendu du x 10.000 aussi) à ses Esclavo-Afranchis comme vous pouvez le constater sur la capture écran ci-dessous. Soit M. Benabdelkader se méprend naïvement, soit il ne connaît pas son sujet.



Pour une capitalisation à 2,5 millions de $ (le premier palier de sa levée de fonds), si on veut arriver à une multiplication du cours de la cryptomonnaie par 1000, il faut multiplier par 1000 la capitalisation (car le cours = capitalisation ÷ masse). Il faudrait alors que ZeenCoin arrive à une capitalisation de 2,5 milliards de $, c’est à dire, si on regarde les chiffres, supérieure à celle de OmiseGo, de Monero (pourtant utilisée par tous les pirates du monde) ou même de Ethereum Classic, des crypto-monnaies ayant un marché et un marketing et des investisseurs pourtant indéfiniment plus puissants que M. Benabdelkader ne pourra jamais en attirer avec sa rhétorique d’Esclaves/Affranchis et ses apéros sur les plages marocaines. La première crypto-monnaie à 2,5 milliards de $ est TRON, une crypto-monnaie très sérieuse et connue.

Par expérience, si jamais ZeenCoin présentait un quelconque succès, ce sera pour stagner autour d’une capitalisation qui correspond à celle des fans Facebook de M. Benabdelkader (car aucun budget marketing n’est mis en œuvre, ni aucun charisme public réel de M. Benabdelkader). Si chacun de ses 2000 amis Facebook met 100 $, nous serons à 200 000 $, qui, après investissement dans les salaires de M. Benabdelkader et dans ses super-startup (sachant que son équipe personnelle prend 25% de la levée de fonds selon son texte), tombera à 20 000 ou 2 000 $ (voire moins) qui ne seront évidemment jamais remboursés… On est plus vers les ÷ 1000 que vers les x 1000. Triste réalité des chiffres. M. Benabdelkader reproduit la même escroquerie que Laurent Louis et son équipe OneCoin. Devons-nous rappeler que lorsque l’instruction judiciaire commencera après la plainte, tous ses complices seront interrogés ? Le Procureur Général du Roi à Casablanca sera-t-il ravi d’être dérangé par les membres de l’équipe de M. Benabdelkader en plein exercice d’un abus de confiance avec dérive sectaire sur un produit interdit au Maroc ? Les soutiens de M. Benabdelkader ont-ils réellement envie d’associer leur image publique à cela et risquer leur avenir professionnel d’indépendants, de salariés ou de consultants ?

Comme nous l’avons expliqué précédemment, la puissance d’une crypto-monnaie c’est d’abord le marketting. Sur ZeenCoin, n’importe quel budget marketing mettrait le projet en danger en attirant inévitablement les autres experts de la crypto-monnaie qui mettront immédiatement en garde, comme cela s’est fait avec des cryptomonnaies bien plus sûres et propres que ZeenCoin, comme Storiqa par exemple qui s’est finalement révélée propre et sûre mais non suffisamment expliquée (d’ailleurs, Storiqa se développe bien). Nous savons, de sources sûres et proches que M. Benabdelkader s’est vu proposer par plusieurs influenceurs de communiquer plus largement sur son projet, ce qu’il a, évidemment, refusé pour telle ou telle raison.

Quand bien même une capitalisation à 2,5 milliards de $ était atteinte parce que Bill Gates décide d’investir dans la crypto-monnaie du non-esclave plagiste M. Benabdelkader, il y a une dernière chose à prendre en compte : les volumes d’échanges quotidiens. C’est-à-dire que si un gros investisseur met du dollar là dedans, mais que cela ne bouge pas (pas de vélocité monétaire) car il n’y a pas assez d’acteurs, la première chose qu’il aura envie de faire c’est de retirer ses dollars avant que quelqu’un d’autre ne le fasse à sa place…

Pour conclure. Le ZeenCoin prétend capitaliser pour réaliser des projets qu’il aurait pu faire en Euro (ou dans n’importe quel autre Fiat) pour ne pas rencontrer toutes les difficultés de gestion, de législation et d’administration que rencontre la crypto-monnaie. L’équipe a mis au point un montage obscur qui ne donne aucune garantie sur les côtés litigieux comme la fraude fiscale ou les risques très sérieux de requalification en « terrorisme économique » par la République en France. Les projets à financer sont aussi légers que n’importe quel autre projet startup pour lesquels il y a des taux de réussite gravement faibles, ce qui nous assure que les fonds seront dilapidés. La levée de fonds par palier ne présente aucune garantie que les fonds seront remboursés en cas de non réussite des paliers. M. Benabdelkader promet aux gens du x 1000, c’est à dire, de passer, sans projet sérieux ni marché défini concrètement, de 2,5 millions à 2,5 milliards, quand des crypto-monnaies utilisées par un nombre d’acteurs bien plus important n’arrivent même pas à ce palier.

Pourquoi un montage obscur, dans un contexte non sécurisé, pour des projets non cernés, au nom du ZeenCoin ? Pourquoi avoir nécessairement besoin de cette levée de fonds ? Pourquoi ne pas lancer 50 millions de ZeenCoin pour une capitalisation totale de 1 $ puis laisser les particuliers en acheter eux-mêmes et ainsi faire monter légitimement et sans mensonges la capitalisation ? Pourquoi M. Benabdelkader a-t-il nécessairement autant d’argent ? Est-ce que M. Benabdelkader ment ? Karim s’enfuira-t-il à Tel-Aviv comme son héros, Rédoine Faid ?


Pour finir, si vous êtes lobotomisé au point de refuser tous les arguments ci-dessus, si vous ne pouvez pas vous empêcher d’investir dans cette crypto-monnaie ou une autre d’ailleurs, de grâce ne mettait pas toutes vos économies dans un tel projet car ce serait suicidaire. Investissez 100, 200 ou 500 € mais jamais plus, c’est de loin la chose la plus raisonnable à faire.



1 Nous préférons cette expression à « République Française », étant donné qu’elle n’a pas grand chose de Française, en réalité.

Points supplémentaires à connaitre :

  • C’est relativement simple de créer une déclinaison d’Ethereum car il a été conçu pour cela dès le départ, mais il le présente comme un défi technologique, ce qui est faux.
  • On peut décortiquer ses projets startups :
    • Le premier : une ambulance en 10 min n’importe où !
      • Déjà, comment le faire en France ou en Suisse (avant même de parler de l’Afrique).
      • Économiquement, Modèle d’affaire : comment le clic bouton sur une appli peut-il générer l’argent qui couvrira les 500€ d’heure de vol d’un hélicoptère ou les 100€ minimum de l’ambulance ?
    • Le deuxième : algorithme de proposition de produit
      • En quoi cet algorithme se distingue-t-il des algorithmes de recommandation déjà existants sur beaucoup de gros sites e-commerce, y compris chez Marionnaud ? Par le nombre d’ingénieurs ou par les « inchallah » prononcés avec la bonne intention du gourou ?
      • Pourquoi ne pas le tester en France, alors qu’en Afrique, même L’Oréal a du mal à dynamiser le marché ?
    • Le troisième : location de voiture entre particuliers
      • Donc, Drivy, Ouicar et la dizaine d’autres acteurs qui ont décidé de se cantonner à l’hémisphère Nord sont moins bons pour le faire en Afrique, moins  que le gourou qui n’a jamais lancé d’entreprise de cette envergure ?
      • La crypto est ce qui fait marcher ce genre d’entreprise ?