Beauvais : trois ans de prison pour le jeune fasciné par Daech

quartier Argentine_Beauvais

Illustration. Le jeune homme avait été interpellé dans le quartier Argentine à Beauvais.


En France des enfants de huit ans se prennent des gardes à vue parce qu’ils ne sont pas Charlie, un jeune homme qui consulte des sites djihadistes se prend deux ans de prison ferme, une maman qui a envoyé de l’argent à son fils en Syrie est accusée de terrorisme mais il existe d’autres personnes, au-dessus des lois, qui font de la propagande djihadiste d’une extrême violence, vendent des livres et gagnent de l’argent, remplissent la tête des jeunes d’idées criminelles et qui ne sont curieusement jamais poursuivies par la justice ! Il y a comme quelque chose de pourri dans la république française…


Dans son ordinateur et son téléphone, des images explicites et des vidéos de décapitation avaient été retrouvées.

« Je n’étais pas conscient du mal que je faisais ». Ce repentir, lancé en début d’audience par Idriss Kasmaz, ce mardi au tribunal correctionnel de Beauvais, n’a pas convaincu les juges. Il faut dire que le jeune homme de 20 ans – condamné à trois ans de prison dont deux ferme – était renvoyé pour la seconde fois en deux ans devant le tribunal pour apologie du terrorisme.

« La dernière fois, déjà, il avait joué le couplet de l’homme qui a compris la leçon », a rappelé la procureur Mélanie Delsahut, qui avait requis cinq ans de prison, dont trente mois avec sursis. Me Benoît Varin, dans une plaidoirie habile, avait de son côté plaidé la relaxe, arguant un simple partage d’image, mais pas d’apologie.

Remarqué par la DGSI 

En juillet 2016, Idriss Kasmaz est sous contrôle judiciaire, assigné à résidence durant l’Euro de football qui se déroule en France. Mais la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) remarque son activité sur Facebook. Un signalement est fait au procureur, et la police judiciaire de Creil l’interpelle le jeune homme le 7 juillet. Dans son ordinateur et son téléphone, images explicites, vidéos de décapitation… Sa photo de profil Facebook le met en scène cagoulé, l’index pointé vers le ciel, à l’image des combattants de Daech. « C’était une sorte d’allégeance », admet-il ce mardi.

Sa fascination pour Daesh ira jusqu’à une conversation avec Rachid Kassim, suspecté d’avoir commandité plusieurs attentats en France depuis la Syrie. « J’étais attiré car Daech combattait les Kurdes, admet Idriss Kasmaz, d’origine turque. Mais c’est terminé, j’ai changé en prison. » Le tribunal ne l’a pas cru, aiguillé par des psychiatres qui l’ont jugé « capable de dissimulation et […]


Le Parisien 


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