Vidéo de la conférence marseillaise de M. Olivier Roney sur Flaubert et le GODF


Le Grand Orient de France : du régicide à la faillite du monde moderne


L’humanisme revendiqué par les élites contemporaines du « Grand Orient de France » néglige des faits historiques qui, pourtant, pourraient nous éclairer sur notre histoire. Le responsable du musée de la franc-maçonnerie, rue Cadet, M. Molliet, cherchant désespérément des preuves de l’appartenance de Gustave Flaubert à l’édifice maçonnique en est la preuve.

Gustave Flaubert était-il franc-maçon ? La hiérophanie serait-elle l’apanage d’un rite créé par Garibaldi ? Autant de questions puériles qu’un chercheur honnête ne se poserait pas. Cette situation fantasmée par des érudits de seconde zone est affligeante. Aidons un peu ces messieurs en faisant un peu d’histoire.

Les deux principaux initiateurs de Gustave Flaubert furent le docteur Jules Cloquet et Eustache-Hyacinthe Langlois du Pont de l’Arche. Achille Cléophas Flaubert, son père, fit ses études de médecine à Paris qu’il terminera en 1805 ; avec Jules Cloquet, ils étaient aussi très amis avec Langlois. Ils étaient tous les trois francs-maçons et pratiquaient un rite peu courant et de tradition orale que je décris dans mon tome 4 « Gustave Flaubert et la religion des Égyptiens ». En 1821, date de la naissance de Gustave Flaubert, la Franc-Maçonnerie, avec Élie Decazes était légitimiste progressiste. Louis XVIII l’était lui-même, il sera initié avec Louis XVI et Charles X à l’Orient de Versailles dans une loge qui existe encore « Les frères unis inséparables ». Malgré sa démission en 1820, à cause de l’assassinat du Duc de Berry, Decase, homme de police, détesté des ultraroyalistes, ancien collaborateur de Fouché en 1815, gardera le réseau sous son influence. Le rite pratiqué par Flaubert était le même que celui pratiqué par Decase et Louis XVIII. C’était aussi celui de Talleyrand, Vénérable de la loge des « Francs Chevaliers » à l’Orient de Paris. La Franc-maçonnerie française, autorisée par Louis XV, à cette époque, restera, malgré la révolution, proche de la famille des Bourbons. Les manigances de Philippe Égalité échoueront malgré l’assassinat de Louis XVI et ouvriront les portes de la terreur blanche. La Révolution française sera un échec, malgré tout ce que l’on nous raconte.


…à propos de la famille de Rothschild « Les misérables sus-nommés feront couler plus de larmes que Waterloo et Sedan ».


L’industrie qui, au moment des « contre-lumières » saura, par l’entremise du secret d’état, masquer ses volontés d’asservir le peuple en verrouillant le réseau, certains l’appelleront après la première guerre mondiale, « La synarchie d’empire », nous autorise-t-il à imaginer que le véritable secret maçonnique soit mercantile ?

Effectivement, la franc-maçonnerie de Gustave Flaubert ne sera jamais révélée, chose apparemment absurde en 2016, qui dénote une dimension misérable du système universitaire, tout particulièrement celui de Rouen sous la coupe du parti socialiste et d’un Grand Orient de France qui n’est plus que l’ombre de lui-même.

En 1860, la ville de Rouen est orléaniste et très proche d’un Saint- simonisme de seconde zone. Le dénommé Tuboeuf que Gustave Flaubert désigne dans sa lettre au conseil municipal de la ville de Rouen, était une huile de cette franc-maçonnerie de bas étage. Plusieurs raisons expliquent cette chape de plomb. Tout d’abord les notables et financiers rouennais que Flaubert vilipendait étaient des hommes riches et puissants. Révéler les sales histoires de la ville n’était pas forcément bien venu. Ensuite le secret d’appartenance ne pouvait pas être révélé, sous couvert du secret d’état, jusque dans les années 1930, époque où les archives du père Enfantin enfermées à la bibliothèque de l’arsenal seront accessibles au public.

Le secret des affaires industrielles sera longtemps resté sous scellé. Ces archives renferment, entre autres, les secrets du Grand Orient arabe. Il faut savoir que la ville de Rouen était très proche de l’Égypte sous Louis Philipe, de par son industrie de la filature. L’Égypte était, à cette époque, le premier producteur de coton au monde. Cette maçonnerie rouennaise, qui contrôlait la ville n’aurait pas vu d’un bon œil que leurs petites affaires sordides fussent mises au grand jour. Ensuite il faut savoir que l’œuvre de Gustave Flaubert, profondément maçonnique, cache un cryptage connu de quelques initiés, cryptage que l’on retrouve dans l’œuvre de Maurice Leblanc.

L’analyse de ce travail n’a jamais été encore à ce jour envisagée. La seconde guerre mondiale aura eu un effet d’amnésie sur la teneur réelle des travaux de ces auteurs et les universitaires qui savaient se sont tus, de peur de voir s’effondrer un système éducatif à peine reconstruit. On peut alors comprendre que les secrets se soient transformés en oubli et qu’aujourd’hui des pseudo universitaires ROUENNAIS préfèrent le non-dit à la transmission du savoir et ce par conformisme. Quant à la joie de savoir Flaubert franc-maçon par ses pères, elle s’effondre lorsque l’on révèle les causes de sa ruine au travers de l’affaire Commanville. Le Grand Orient de France est une arme politique, voilà en vérité le véritable secret.

Ce portrait violent, d’un système basé sur le profit au détriment du plus grand nombre, Flaubert le fait aussi dans Bouvard et Pécuchet, en commençant son ouvrage avec cette phrase qui résume bien son état d’esprit « Il faisait 33 degrés sur le boulevard Bourdon qui était absolument désert ». On connaît bien les 33 degrés des grades maçonniques écossais qui sont dans cette phrase désertifiés par la bêtise, fil conducteur de son travail. Cette bêtise que Flaubert combattra jusqu’à son dernier souffle, à la manière de Don Quichotte.

Le nom de ces canailles que Flaubert combattait, nous les connaissons tous. Rothschild bien sûr, mais il ne faut pas négliger Rockefeller qui, par l’entremise d’Alfred Guérard et de sa société « La Luciline » installera à Rouen sa première raffinerie de pétrole en France. Rockefeller faisait déjà, à cette époque, partie de cette industrie qui, aujourd’hui encore, opprime le monde. Néanmoins Flaubert rédigera, quelques mois avant sa mort, un article dans un journal, en collaboration avec Zola et Maupassant qui aura pour titre « Les tyrans du XIXème siècle » où il écrira à propos de la famille de Rothschild « Les misérables sus-nommés feront couler plus de larmes que Waterloo et Sedan ». Il y a fondamentalement, dans la démarche de cet auteur de génie, une arrière-pensée politique. Flaubert était voltairien. Seul un décryptage précis de ses écrits nous donnera la clef que je livre dans le tome 4. Mais on devine déjà au travers de l’un de ses derniers articles,, le fond de sa pensée. Il se battait contre toute forme de tyrannie et toute forme d’oppression. Un anarchiste de droite en quelque sorte.

Certaines mauvaises langues critiqueront l’auteur en disant qu’il en a croqué. Il faut savoir que le rite que pratiquait Flaubert était réservé à quelques rares individus. La franc-maçonnerie orléaniste de la ville de Rouen n’était pas celle de Gustave Flaubert. Le dénommé Tuboeuf que Gustave Flaubert décrit dans sa lettre au conseil municipal de la ville de Rouen comme n’étant pas plus connu qu’un pharaon de la Vème dynastie, n’était pas dans cette démarche initiatique. Quant au fait du morceau, il en aura certainement croqué auprès de Napoléon III et du prince Murat qui le protégeaient. À l’époque de sa ruine, au moment de l’amendement Vallon, le paysage politique a changé. Les Républicains et les Orléanistes deviennent tout puissants. Thiers, que Flaubert détestait, choisit, dans l’intérêt d’une oligarchie industrielle, une république corrompue qu’Audiard décrira dans « le président » comme étant un club de syndicats d’intérêts. Après la guerre de 1870, Flaubert n’a plus les garde-fous de l’affaire Bovary. De plus, comme actionnaire majoritaire de l’affaire Commanville, il deviendra pour ses ennemis une proie facile. Ces syndicats d’intérêts sont toujours AUJOURD’HUI sous la protection d’une mairie qui n’a de gauche que le côté maladroit, puisque Robert choisira de nommer un éco quartier proche du pont Gustave Flaubert « La Luciline ». Tout est faux, nous dira-t-il, l’armée, l’histoire, etc. ….

Cette histoire revisitée Flaubert, l’aura cryptée dans son œuvre. Lorsque l’on connaît son rite, il devient facile, au travers de quelques exemples, de s’apercevoir que l’œuvre d’art qu’il a réalisée est plus complexe qu’il n’y paraît. Oui, Flaubert a bien crypté son œuvre…… Pour le lecteur curieux de cette affaire, je le renvoie à une réflexion perspicace que l’auteur du dictionnaire Khazar, Milorad Pavic, a faite sur le travail de l’écrivain dans une émission de Bernard Pivot disponible sur INA.fr sous le titre  « Les grands travaux ». Flaubert était un homme d’honneur horrifié par la marche des événements. Son analyse perspicace de l’avenir lui fera écrire :


« De temps à autre, dans les villes, j’ouvre un journal … Il me semble que nous allons rondement. Nous dansons, non pas sur un volcan, mais sur la planche d’une latrine qui m’a l’air passablement pourrie. La société prochaine ira se noyer dans la merde de 19 siècles et l’on gueulera raide »


Sans aucun doute Flaubert était franc-maçon. En tant que tels, Maxime Du Camp et Gustave Flaubert sont partis en Égypte avec un document très important que seul quelques initiés connaissaient ; « Les notes de Béquir Bey ». Ces notes traitent de l’influence de la mère loge de Marseille sur les batailles dirigées par Soliman Pacha, membre éminent du Grand Orient Arabe. Il est important de prendre conscience que les lettres de recommandations qu’ils ont reçues à Marseille, de la main de Clos Bey, ne pouvaient être données que par des personnalités de cette obédience. De plus le voyage en Orient était, pour ceux qui pratiquaient ce rite, une épreuve incontournable. La mère de Flaubert, dans un premier temps s’opposera à ce voyage, mais l’intervention judicieuse du docteur Jules Cloquet la fera changer d’avis.

Aujourd’hui, la franc-maçonnerie du « Grand Orient de France », usée par des conflits internes et par un recrutement unilatéral n’est plus qu’un « Spectre ». L’argent des cotisations et l’influence des partis politiques qui voient en elle une arme électorale a transformé le principe en asile de fous. Le régicide est oublié, son histoire fantasmée par des mauvais compagnons. La franc-maçonnerie française, le Grand Orient de France, est devenue une fédération du parti socialiste, sa mission définie par Louis XV n’est plus qu’un vague souvenir. Elle permet aujourd’hui le pillage des deniers publics sous couvert d’humanisme et de liberté progressiste. La censure, que Flaubert combattait se fait aujourd’hui par intérêt et affairisme.

« Ils sont sept cents à l’Assemblée nationale. Combien y en a-t-il qui puissent dire les noms des principaux traités de notre histoire, ou les dates de six rois de France, qui sachent les premiers éléments de l’économie politique, qui aient lu seulement Bastiat ? Pour être respecté par ce qui est au-dessous, respectez donc ce qui est au-dessus », nous dit très justement Flaubert dans cette citation très contemporaine.

Seule la place et l’argent comptent. L’ignorance est telle que même Jean Robert Ragache, universitaire et professeur d’histoire, suprême Grand commandeur du rite écossais ancien et accepté, comme d’ailleurs Daniel Keller, Grand maître de l’obédience, ignoraient, avant la sortie de mon livre « Gustave Flaubert et le Grand Orient de France », que Flaubert était franc-maçon. Devant l’étendue de cette aberration, rien d’étonnant que l’on se retrouve actuellement avec un mariage pour tous. Cette loi est à l’image de la crétinerie de nos dirigeants. Du rite usité par Gustave Flaubert, il ne reste que des ruines. Cette perspective sociale écroulée que l’on retrouve dans l’ancien testament, réalité somme toute pataphysique, l’histoire de « la Tour de Babel », que Flaubert avait devinée, nous renvoie au travail de monsieur Laïbi, « La faillite du monde moderne ».

Olivier Roney

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