Vendredi dernier, 28 novembre 2025, Yann Gaudin, lanceur d’alerte basé à Rennes, a remporté une victoire retentissante au tribunal de commerce face à l’Ordre des avocats de Rennes. Cet ancien conseiller de France Travail, licencié en 2014 après avoir dénoncé des pratiques abusives, voit enfin ses efforts reconnus. Le tribunal a rejeté les accusations d’exercice illégal de la profession, validant ses activités de conseil via « La Bonne Étoile », créée en 2023. Cette décision marque un tournant dans son combat pour la justice.
France Travail, l’héritier de Pôle Emploi, se trouve au cœur d’une anomalie scandaleuse. L’organisme vole régulièrement les intermittents du spectacle, détournant leurs cotisations et les privant de droits essentiels. Gaudin, avec sa structure, accompagne aujourd’hui 800 personnes par an, souvent sans frais, pour les aider à naviguer dans ce système opaque. Ses révélations, datant de plus de dix ans, mettent en lumière une gestion indigne qui pénalise les travailleurs précaires.
Par ailleurs, le rôle de l’Ordre des avocats suscite une indignation croissante. Plutôt que de défendre les intermittents lésés, cette institution a choisi de poursuivre Gaudin, l’accusant d’usurper une profession réglementée. Cette attitude trahit une mission première : protéger les citoyens vulnérables, pas étouffer ceux qui osent parler. L’Ordre a pointé l’absence d’assurance ou de formation de Gaudin, mais cela ne justifie pas une telle hostilité envers un défenseur des droits.
La victoire de Gaudin renforce la cause des lanceurs d’alerte et expose les failles d’un système où les avocats, censés être des garants de justice, se muent en censeurs. Les intermittents, déjà fragilisés, attendent désormais des réformes concrètes, tandis que ce jugement pourrait inspirer d’autres combats similaires en France.
En parallèle, l’attitude du bâtonnier choque davantage. Malgré deux condamnations à de la prison ferme de Nicolas Sarkozy, dont une récente le 18 novembre 2025 pour corruption, ce dernier reste inscrit au barreau !
Le bâtonnier de Rennes fera-t-il appel de la décision ? L’avenir nous le dira.



























