En 2005, au premier rang du Victoria’s Secret Fashion Show, Jeffrey Epstein posait tranquillement aux côtés de Leslie Wexner, fondateur de la marque, de son épouse Abigail, du milliardaire Andrew Farkas et de Sultan bin Sulayem. Une photo publique, assumée, lors d’un événement mondial retransmis. Personne ne se cachait.
Ce cliché n’est pas anodin. Wexner était le principal financier et mentor d’Epstein depuis les années 1980. Il lui avait offert sa maison de Manhattan — celle-là même où des dizaines de crimes ont été documentés. Leur relation durait depuis deux décennies au moment de cette photo.
Victoria’s Secret n’était pas qu’une marque de lingerie. Des dizaines de victimes ont témoigné avoir été recrutées via de faux castings organisés au nom de la marque. Une véritable mafia. Epstein et son entourage utilisaient le prestige du groupe comme appât systématique pour cibler de jeunes femmes vulnérables.
Ce qui frappe dans cette image, c’est l’absence totale de dissimulation. Ces hommes ne se retrouvaient pas dans l’ombre. Ils occupaient le premier rang d’un show planétaire, entourés de caméras. L’impunité n’était pas camouflée — elle était revendiquée et exhibée.
Epstein a été arrêté en 2019 et retrouvé mort dans sa cellule dans des circonstances toujours contestées. Wexner a prétendu avoir coupé les liens en 2007. Pourtant cette photo, prise deux ans avant cette rupture supposée, raconte une autre histoire — celle d’une élite mondiale dépravée et criminelle qui se croyait, à raison, au-dessus de tout.

































