Frédéric Boccaletti, député Rassemblement national du Var, a remporté le second tour des municipales à Six-Fours-les-Plages le 22 mars 2026. Il l’emporte de justesse mais Boccaletti obtient ainsi 30 sièges au conseil municipal et devient maire.
Cette victoire intervient malgré un passé judiciaire lourd. En 2000, il est condamné à un an de prison dont six mois ferme pour violences en réunion avec arme. Les faits remontent à une altercation lors d’un collage d’affiches : des coups de feu tirés en direction de jeunes, dans un contexte raciste selon les enquêtes de l’époque. Des impacts de balles sont relevés à hauteur d’homme. Boccaletti a toujours minimisé, évoquant un tir en l’air pour se défendre.
En parallèle, il a tenu une librairie nommée Anthinéa à Toulon dans les années 90. Celle-ci vendait des ouvrages antisémites et révisionnistes, dont des best-sellers cités par lui-même en interview : des auteurs comme Maurice Bardèche ou Robert Brasillach, figures négationnistes ou collaborationnistes. Bien qu’il nie avoir diffusé du négationnisme pur, ces faits documentés par plusieurs médias resurgissent aujourd’hui.
Cette élection pose un problème démocratique. Les électeurs ont privilégié les thèmes locaux et l’ancrage RN sur le passé judiciaire et les idées extrêmes. Des associations antiracistes dénoncent une normalisation de profils controversés. Le RN, qui promettait un ménage interne, voit un de ses députés devenir maire malgré ses antécédents. Sans oublier les nombreux autres scandales qui touchent le RN, Marine Le Pen en premier lieu, qui a été condamnée sévèrement par la justice.
Ce cas illustre une tendance plus large aux municipales 2026. La probité et l’éthique reculent face aux enjeux sécuritaires ou identitaires.




























