Un entrepreneur américain de 41 ans, Matthew Gallagher, a créé Medvi en seulement deux mois avec 20 000 dollars. Aidé de son frère et de multiples outils d’intelligence artificielle, il a lancé une plateforme de télémédecine spécialisée dans les médicaments amaigrissants (versions composées d’Ozempic et Mounjaro). En 2025, l’entreprise a généré 401 millions de dollars de chiffre d’affaires. Elle vise 1,8 milliard en 2026 avec seulement deux employés à temps plein.
Pourtant, le succès repose sur des pratiques douteuses. Gallagher a créé plus de 800 faux comptes Facebook se faisant passer pour des médecins. Il a utilisé des photos avant/après générées par IA. Le New York Times a publié un article très positif sur cette « success story IA » le 2 avril 2026, sans mentionner les zones d’ombre !
Six semaines plus tôt, la FDA avait déjà envoyé une lettre d’avertissement à Medvi pour publicité mensongère et étiquetage trompeur. Le partenaire de la plateforme, OpenLoop Health, a subi une fuite de données massive touchant 1,6 million de patients en janvier 2026. Un recours collectif est également en cours.
Ce scandale révèle les dérives de la télémédecine boostée à l’IA. Derrière l’image d’une startup ultra-efficace se cache une arnaque à grande échelle : fausses publicités, données patients exposées et médicaments vendus avec des promesses trompeuses. Les régulateurs peinent à suivre la rapidité de ces nouveaux modèles.
Ce n’est pas la première arnaque dans le secteur médical aux USA, il y en a des centaines et les peines de prison sont très légères surtout avec les grâces de Trump.






























