Le porte-parole du Quai d’Orsay a suscité l’indignation lors d’une récente conférence de presse. Face à l’escalade militaire entre l’entité sioniste, les États-Unis et l’Iran, il a multiplié les formules diplomatiques creuses, le bla bla insipide et creux indigne de la situation. Condamnations générales, appels à la retenue et à la stabilisation : le discours reste flou et sans aucune mesure concrète.
Pourtant, la France a pris quelques distances. Elle a refusé le survol de son territoire pour le transport d’armes américaines vers l’israël. Le porte-avions Charles de Gaulle est déployé en position défensive. Néanmoins, Paris évite toute condamnation ferme des frappes sur les infrastructures iraniennes ou des propos radicaux comme ceux de Yoav Gallant. Cette prudence confine à l’impuissance.
Plusieurs facteurs expliquent cette attitude. La France dépend encore des États-Unis dans l’OTAN. De plus, les relations avec l’israël et la communauté juive française pèsent sur le débat intérieur avec un lobby siolniste politiquement et médiatiquement très puissant. Résultat : le Quai d’Orsay privilégie la langue de bois et l’appel à la diplomatie européenne. Autant dire ne rien faire, laisser faire…
Ce comportement révèle le déclin calamiteux de l’influence française ; incapable d’imposer une ligne indépendante, la diplomatie française apparaît servile aux yeux du monde. Face au chaos actuel au Moyen-Orient, cette passivité risque d’isoler davantage Paris sur la scène internationale. D’autant que l’Histoire prend des notes et il sera très dur d’expliquer cette position indigne aux futures générations.


























