Réveillé de son coma après des mois de réanimation à la Pitié-Salpêtrière, un homme réclame ce que la médecine s’apprête à lui refuser : continuer à vivre. Ses proches décrivent un patient lucide et déterminé, porteur de directives anticipées explicites en ce sens (on se demande bien du coup à quoi elles peuvent servir ces directives !). Pourtant, le 20 juillet dernier, le Conseil d’État a validé la décision de l’équipe médicale d’arrêter ses traitements actifs, un choix qui évoque le débat sur le droit de laisser mourir.
L’hôpital invoque l’obstination déraisonnable, une notion inscrite dans le code de la santé publique depuis la loi Leonetti de 2005. Concrètement, les médecins peuvent juger un traitement disproportionné lorsqu’il ne fait plus que prolonger artificiellement la vie. Mais l’avocat de la famille affirme n’avoir jamais vu, en vingt-cinq ans de carrière, un dossier aussi troublant que celui-ci.
Dans ce contexte, la question de laisser mourir devient centrale, suscitant des interrogations éthiques profondes sur la vie et la mort ainsi que le rôle de la médecine !
Ce qui distingue cette affaire des précédents comme celui de Vincent Lambert, c’est justement la conscience du patient. La loi prévoit normalement que sa volonté prime, tant qu’il reste capable de l’exprimer clairement. Or ici, il aurait répété vouloir être soigné, quoi qu’il en coûte, selon ses proches et son avocat.
Comment laisser mourir un patient qui veut vivre !
Cette décision tombe seulement 5 jours après l’adoption définitive de la loi controversée sur le droit à l’aide à mourir ! Les deux textes n’ont aucun lien juridique direct, mais la coïncidence de calendrier nourrit une indignation grandissante en ligne. Beaucoup y voient le symbole d’une médecine qui reprendrait la main sur les choix intimes des malades.
L’affaire relance un débat vieux de 20 ans sur l’équilibre entre autonomie du patient et jugement médical collégial. Une question reste sans réponse simple : jusqu’où la volonté d’un malade conscient doit-elle s’imposer aux soignants ? Le dossier pourrait encore connaître de nouveaux rebondissements devant la justice administrative.
Une chose est certaine, le corps médical est en train de changer radicalement, il devient inquiétant. La crise covid-19 a montré un visage pas très reluisant et ça ne s’arrange pas du tout !
































