L’affaire Epstein n’est pas un débat de mots, c’est un dossier de pédocriminalité gravissime si ce n’est le plus grave qui soit, d’impunité et de réseaux puissants. Pourtant Rudy Reichstadt, directeur de Conspiracy Watch, a choisi le vocabulaire. En février 2026, il a refusé d’appeler « victimes » des femmes citées dans les fichiers. Il a préféré « plaignantes », faute de jugement définitif à ses yeux. Cette première boulette a choqué, et pour cause.
Epstein n’était pas un inconnu sous enquête. En 2008, il a plaidé coupable en Floride pour prostitution d’une mineure ; il a ensuite purgé environ treize mois. En 2019, il est arrêté pour trafic sexuel de mineures, puis meurt en détention avant procès. Ghislaine Maxwell, elle, est condamnée en 2021 à vingt ans, pas pour rien. La justice américaine a reconnu de nombreuses « victimes » et pas plaignantes. Pinailler sur le statut de femmes déjà entendues, c’est rater la gravité des faits et minimiser l’affaire.
Ensuite, le volet français est resté trop longtemps dans l’angle mort. Epstein tenait un appartement avenue Foch et passait une large part de l’année à Paris, 6 mois sur 12. Le mot Paris revient des dizaines de milliers de fois dans les documents américains. En 2020, le parquet a demandé une entraide sur Jean-Luc Brunel et d’éventuels crimes en France. Brunel meurt en détention en 2022. L’enquête s’arrête. Six ans de quasi-silence, alors que les faits étaient déjà publics.
Ce n’est qu’en février 2026, après trois millions de pages américaines, que Paris ouvre deux enquêtes-cadres. L’une vise la traite, l’autre le volet financier. En septembre, la procureure Laure Beccuau évoque 26 victimes, dont 13 nouvelles, et d’autres rabatteurs possibles. Une commission parlementaire a été demandée, pas encore obtenue, pour une raison qui dépasse l’entendement. Pendant ce temps, Reichstadt se pose des questions sur l’utilisation du mot plaignante à la place de victime ! Un génie !
Troisième point, et il est contesté par R. Reichstadt : Fabrice Epelboin raconte une scène ancienne, hors plateau. Selon lui, Reichstadt l’aurait engueulé pour une blague sur le suicide d’Epstein, puis lui aurait intimé le silence. Reichstadt répond qu’Epelboin affabule (cf. capture de sa réponse ci-dessous). Il admet un échange vif, nie toute menace et tout ordre.
Reichstadt se trompe de combat…
Enfin, une séquence BFMTV montre autre chose, et celle-là est filmée. Epelboin évoque espionnage et kompromat. L’animatrice estime qu’il vaut mieux ne pas en parler, les Français étant déjà trop complotistes. Un confrère invoque le « consensus journalistique ». Ce cadrage montre comment le milieu médiatique parisien a couvert Epsetein pendant des années pour ne pas alimenter le discours « complotiste » alors qu’il ne s’agit ici que de complot justement !
Au total, les boulettes accumulées pèsent lourd. Le mot « plaignantes » est une vraie maladresse, documentée. Le retard français sur l’avenue Foch est un scandale judiciaire majeur, pas l’œuvre d’un chroniqueur ni d’un complotiste et c’est une priorité à dénoncer (ce que ne fera pas RR). La menace reste parole contre parole certes mais on imagine qui des deux dit la vérité… Confondre ces plans noie l’essentiel : des mineures exploitées, une complice condamnée, et une piste parisienne ouverte bien trop tard et très lente.
Nous sommes face à la monstruosité la plus totale, l’affaire du siècle qui démontre que les complots de puissants existent et on a des gugusses qui viennent traiter ceux qui dénoncent ces scandales de « complotistes ». La stratégie parfaite pour les faire taire. La stratégie et de noyer le poisson, blablater dans le vide, détourner l’attention comme toujours. Ce n’est pas intelligent, c’est grossier et tout le monde peut le voir mais ils ne peuvent pas s’en empêcher.



























