Bis repetita. Claude Guéant, 80 ans, ex bras droit de Sarkozy, ex ministre de l’Intérieur, condamné à un an de prison avec sursis et 15 000 € d’amende. Motif ? Des sondages payés 4,7 millions € sans appel d’offres entre 2007 et 2012. C’est tout de même une très grosse somme d’argent !
D’abord, l’ex-secrétaire général de l’Élysée favorisait deux conseillers stars : Patrick Buisson et Pierre Giacometti. Ensuite, il signait les contrats de gré à gré. La justice parle de favoritisme caractérisé, un grand classique. Pierre Giacometti écope, lui, de six mois avec sursis et 70 000 €. Emmanuelle Mignon, ex-directrice de cabinet, reste à six mois avec sursis. Quant à Nicolas Sarkozy ? Il échappe aux poursuites grâce à l’immunité présidentielle. Pourtant, ses proches tombent un à un.
Par ailleurs, Guéant cumule les casseroles puisqu’il a été condamné à plusieurs peines de prison. Primes en liquide : deux ans, dont deux mois ferme purgés. Financement libyen : six ans en première instance. Bygmalion : relaxe chanceuse. Bref, quatre condamnations ! À 80 ans, sa santé le protège ainsi que son statut car bon nombre de Français à son âge sont en prison. En 2019 ils étaient 70 de plus de 80 ans, 115 personnes dépendantes et 430 en situation de handicap physique.
Guéant se pourvoit en cassation. L’histoire continue.
L’ancien secrétaire général du palais présidentiel sous Nicolas Sarkozy a vu sa peine diminuée par rapport à celle prononcée en première instance.































