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Affaire Didier Andrieux à Toulon : la police des polices contredit le procureur
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Affaire Didier Andrieux à Toulon : la police des polices contredit le procureur 

La gestion catastrophique de la crise des Gilets jaunes par le régime Macron/Castaner a poussé les forces de l’ordre ainsi que certains magistrats à commettre des erreurs, des fautes lourdes, aux conséquences dramatiques. À partir du moment où l’exécutif a fait comprendre que les forces de l’ordre seraient protégées coûte que coûte, l’essentiel étant de maintenir le pouvoir en place, les « bavures » se sont multipliées. Nous avons par exemple dans cette affaire toulonnaise de Monsieur Didier Andrieux un nombre effrayant d’anomalies. Premièrement, un procureur qui est contredit par l’IGPN, puisque cette dernière explique que la réaction du commandant de police n’était pas du tout proportionnée ! Il mentira aussi en affirmant que sa victime portait un tesson de bouteille alors qu’il n’en était rien, comme le prouvent les images à toute personne curieuse de connaître la vérité.

Nous avons donc en 2019, grâce au régime Macron, un commandant de police violent qui tabasse un manifestant et qui, pour tenter de s’en sortir, va mentir de façon grossière en comptant sur la protection d’un procureur qui va lui permettre ainsi de continuer à terroriser les Gilets jaunes ! C’est la définition même de l’État de non-droit.


L’IGPN a conclu que le commandant de police qui avait donné des coups au visage d’un homme coincé contre un mur lors d’une mobilisation des gilets jaunes n’avait pas agi « proportionnellement à la menace », contrairement aux affirmations du procureur, qui a annoncé ouvrir une instruction.

Pour Bernard Marchal, le procureur de la République de Toulon, ça ne faisait pas un pli. Le commandant de police Didier Andrieux avait agi « proportionnellement à la menace » en neutralisant des « casseurs ». Le samedi 5 janvier à Toulon (Var), cet officier de police avait été filmé en train de porter des coups à plusieurs personnes à l’occasion de la huitième journée de mobilisation des gilets jaunes. Visiblement sûr d’être protégé par son statut, Didier Andrieux, invitait même, sur l’une des vidéos, des manifestants qui dénonçait son comportement à « déposer plainte » et répétait « je suis le commandant ».

« Ni proportionné ni nécessaire »

« Il y avait un contexte insurrectionnel avant et après ces vidéos, dans lequel il était impossible d’interpeller quelqu’un sans violence », estimait le procureur Marchal en réaction à la diffusion des vidéos du commandant castagneur. Le magistrat refusait même, dans un premier temps, d’ouvrir une enquête avant de manger son chapeau – le préfet venait alors d’ouvrir une procédure administrative sur ces faits – et de confier les investigations à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Après plusieurs mois d’enquête, dans son rapport de synthèse, la police des polices a une lecture des événements opposée à celle du procureur de la République de Toulon.

Dans l’une des vidéos diffusées de cette journée de mobilisation, le commandant de police donnait des coups au visage d’un homme coincé contre un mur. Didier Andrieux et Bernard Marchal avaient expliqué de concert que ce manifestant était menaçant et avait notamment un tesson de bouteille en main. Une affirmation démontée par l’IGPN qui affirme que l’homme n’avait pas d’objet dangereux. La police des polices estime surtout que les coups portés par le gradé au visage du manifestant n’étaient « ni proportionnés ni nécessaires ».

Information judiciaire ouverte

Bernard Marchal s’est finalement plié au constat de l’IGPN et a ouvert, le 24 juillet, une information judiciaire pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique. Le policier pourrait donc être mis en examen prochainement. Le procureur a tout de même conservé une dernière pudeur. L’enquête est ouverte contre personne non dénommée. Elle vise pourtant clairement Didier Andrieux. Contacté à plusieurs reprises à propos de ces développements judiciaires, le parquet de Toulon n’a pas répondu à nos sollicitations.


Ismaël Halissat

26 juillet 2019

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