Cette enquête de police va certainement permettre de connaître d’autres victimes du monstre de Saint  Germain et surtout savoir comment est-ce possible à des maisons d’édition de publier et vendre des écrits pro pédocriminalité en toute tranquillité !


Dans son livre « Le Consentement », Vanessa Springora accuse Gabriel Matzneff d’avoir abusé d’elle quand elle était mineure. 

Vanessa Springora est entendue depuis mercredi 29 janvier par les enquêteurs, après ses accusations visant l’écrivain Gabriel Matzneff, a appris franceinfo de source judiciaire, confirmant une information du Parisien. L’éditrice, âgée de 47 ans, est entendue par l’office central pour la répression des violences aux personnes, basé à Nanterre

Dans son roman autobiographique, Le Consentement, paru le 2 janvier, Vanessa Springora décrit sa relation sous emprise quand elle était mineure avec l’écrivain Gabriel Matzneff. Au lendemain de la publication de l’ouvrage, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « viols commis sur la personne d’un mineur de 15 ans », « au préjudice, notamment, de Vanessa Springora ».

Cette enquête vise notamment les faits décrits par Vanessa Springora mais le parquet précise que « les investigations (…) s’attacheront à identifier toutes autres victimes éventuelles ayant pu subir des infractions de même nature sur le territoire national ou à l’étranger ».

Gabriel Matzneff n’a « pas envie » de lire le livre

Interrogé par BFMTV, Gabriel Matzneff est revenu sur ces accusations. Il précise ne pas avoir « envie de lire » le livre de Vanessa Springora. « Je ne dirai jamais rien contre elle car c’est une personne lumineuse », ajoute-t-il.

Il a en revanche exprimé des regrets sur ses pratiques pédophiles en Asie. « Un touriste, un étranger, ne doit pas se comporter comme ça. On doit, adulte, détourner la tête, résister à la tentation. Naturellement je regrette, de même que si je fais quelque chose qui n’est pas bien, je le regrette », dit-il dans cet entretien accordé en Italie, où il s’est réfugié depuis que l’affaire a éclaté.


Photo d’illustration : Vanessa Springora (photo DR / Jean-François Paga / Grasset)

Radio France
29 janvier 2020