Voici comment les milliardaires veulent contrôler l’information et la manipulation des esprits, en se procurant des journaux et autres hebdomadaires prestigieux en faillite, afin de distiller leur idéologie ultralibérale. N’importe quel investisseur intelligent ne pourrait que s’écarter très loin de tout ce qui est business de la presse, car c’est un gouffre financier. Même avec les 2 milliards d’euros de subvention annuelle offerts gracieusement par l’État, la presse reste en faillite car plus personne de l’achète. Il ne reste donc qu’une seule raison valable pour perdre de l’argent lorsque l’on est un milliardaire aux dents très longues, assurer une propagande de masse afin de défendre ses intérêts. L’objectif est public, il ne le cache même pas : « Dire aux Français la vérité pour qu’ils obligent la société à se transformer » ! Sauf qu’il est question de sa vérité à lui, c’est-à-dire le mensonge de l’ultralibéralisme débridé qui a détruit la planète entière et qu’il veut tout de même imposer en obligeant les peuples à l’accepter.

On vous laisse apprécier sur l’image à la une, la photo hilarante de Christophe Barbier qui porte un exemplaire de L’Express et qui vous explique comment sauver l’Europe alors qu’il est incapable de sauver son propre hebdomadaire ! Comment est-ce possible et acceptable qu’un homme incompétent comme Christophe Barbier, incapable de vendre son hebdomadaire alors qu’il profite d’une médiatisation inouïe, peut-il oser donner des leçons quotidiennes sur le fonctionnement du monde ?! Ce monde marche sur la tête.


L’hebdomadaire avait été racheté en 2015 par le groupe de Patrick Drahi, qui conservera une participation minoritaire dans le magazine.

« C’est un projet radical, je ne vais pas dire que c’est celui de la dernière chance, mais il faut prendre le taureau par les cornes. » ; Alain Weill, le PDG d’Altice France, va prendre le contrôle à titre personnel de L’Express. Le groupe de Patrick Drahi, qui avait racheté l’hebdomadaire en 2015, conservera une participation minoritaire dans le magazine.

Alain Weill, bras droit de Patrick Drahi en France et homme de médias (il a racheté RMC et lancé BFMTV, avant de revendre son entreprise NextRadioTV à Altice), a annoncé, mardi 12 février, vouloir mettre en œuvre un « projet de transformation » pour ramener l’hebdomadaire, lourdement déficitaire, à l’équilibre dès 2020.

Nouvelle ligne éditoriale et plan d’économies

Le dirigeant, qui conservera ses fonctions chez Altice, a dit vouloir « revenir aux fondamentaux » de L’Express. Alors que sa mission d’origine était de « dire aux Français la vérité pour qu’ils obligent la société à se transformer », il veut doter L’Express d’une nouvelle ligne éditoriale consistant à « porter le débat pour que les Français transforment la France ».

Cela passera par une refonte en profondeur, éditoriale et commerciale, et un plan d’économies incluant la suppression d’une quarantaine de postes, sur un total de 180 salariés (dont 127 journalistes). Cette réduction des effectifs devrait s’effectuer principalement via l’ouverture d’une clause de cession, qui permettra des départs volontaires dans la rédaction…

Photo d’illustration : Le PDG d’Altice, Alain Weill, le 9 octobre 2018 à Paris. (ÉRIC PIERMONT / AFP)