L’information est explosive et démontre encore une fois que la France contrôlait l’Algérie du temps de Bouteflika et que le système de la Françalgérie tenu d’une main de faire par le réseau de la mafia maçonnique  passant par les services de renseignements est une réalité concrète. Nous en avons parlé dans le numéro 38 de l’Actu au Scalpel, vidéo censurée pour sa version française sur YouTube et que vous pouvez revoir ci-dessous.



L’ancien attaché militaire à Paris en 2018 et 2019, Tarek Amirat, a été placé en détention par la justice militaire, accusé d’avoir caché à sa hiérarchie, sous la présidence de Bouteflika, des réunions secrètes avec la DGSE française.

La nomination d’un simple officier, à la fin 2017, comme attaché militaire à Paris en avait surpris plus d’un. Tarek Amirat était en effet un simple commandant venu de l’ambassade d’Algérie en Italie et censé, dans ses nouvelles fonctions à Paris, diriger quelques colonels nommés à Paris.

Ce militaire devait en fait sa nomination à ce poste exposé à sa proximité avec le général Tartag, aujourd’hui emprisonné mais qui à l’époque dirigeait, depuis la Présidence et à son service, les services secrets algériens.

Des réunions discrètes avec la DGSE

Lorsque les mobilisations populaires, cet hiver, se sont multipliées en Algérie, des réunions se tenaient à Paris entre les services français de la DGSE et l’attaché militaire algérien. Comment sauver le soldat Bouteflika ? Telle était en substance le principal sujet de préoccupation de ces discrets colloques. Quitte à encourager les projets de Saïd Bouteflika de décréter l’état d’urgence et de pousser vers la sortie le chef d’état major, Gaïd Salah.

Autant de plans séditieux qui valent aujourd’hui à Saïd Bouteflika et au général Tartag d’être poursuivis pour complot contre la sécurité de l’État. Le malheureux attaché militaire, qui avait commis la faute de transmettre ses rapports au seul général Tartag, sans en informer également la DCSA (renseignement militaire algérien) devait être rappelé au printemps en Algérie pour être finalement poursuivi par la justice militaire et emprisonné désormais à Blida.


Nicolas Beau

Mondafrique

23 août 2019