La seule stratégie de défense de ce ténor (sic) du barreau aura été de faire chialer dans les chaumières en faisant passer le coupable pour la victime. C’était un festival de chutzpah, de mauvaise foi et de mensonges. Oser affirmer qu’à cette époque tous les Français riches avaient un compte en Suisse et fourbaient le Fisc relève de la diffamation et de l’insulte, d’autant qu’il ne défendait pas un Français ordinaire, mais un élu, de surcroit très proche de l’ex-président Sarkozy ! Nous faire le coup de la shoah et de la peur de perdre sa fortune est juste insultant ! Faut-il rappeler à ce beau monde que tout cela est fini et bien fini depuis 1945 ? Quelle clownerie ! Pour finir, monsieur l’avocat va faire le procès de la « morale publique » car pour lui c’est pas bien, c’est  « caca » la morale publique. Pour la transparence c’est pire ; il faut de l’opacité pour permettre à ces pilleurs de voler, sans être vus, encore plus d’argent qui, pourtant, manque cruellement aux ménages français !


Patrick et Isabelle Balkany sauront le 18 octobre prochain si la justice les déclare coupables de blanchiment de fraude fiscale et de corruption.

« Je suis content que ce soit terminé ». C’est un Patrick Balkany sur la réserve qui a tenté péniblement de se frayer un chemin dans les couloirs du tribunal correctionnel de Paris où l’attendait une foule de caméras pour le dernier jour de son procès. Poursuivi pour blanchiment de fraude fiscale et corruption entre 2007 et 2014, le maire de Levallois-Perret, ainsi que son épouse Isabelle, absente de l’audience après une tentative de suicide début mai, seront fixés le 18 octobre prochain sur leur sort.

Cette décision tombera un mois après le jugement dans le premier volet, portant sur le seul délit de fraude fiscale, mis en délibéré au 13 septembre. Les peines encourues sont lourdes, avec potentiellement de la prison ferme et un mandat de dépôt requis.

Contre Patrick Balkany, le parquet national financier a requis successivement quatre ans de prison pour fraude fiscale, puis sept ans pour blanchiment et corruption. Il appartiendra au tribunal de prononcer ou pas une confusion des peines, s’il condamne dans ces deux dossiers le maire de la commune de l’ouest parisien. « Je n’aspire qu’à une chose, c’est de pouvoir rester auprès de ma femme parce qu’elle a besoin que je sois près d’elle », a déclaré à la barre Patrick Balkany, évoquant son regret d’avoir entraîné là son fils Alexandre.

Balkany « n’est pas traité comme un justiciable ordinaire »

Ce mercredi, à l’audience comme devant les caméras, son avocat, Me Éric Dupond-Moretti a tenté le tout pour le tout afin d’atténuer la peine qui menace son client. Dénonçant tour à tour le « scandale » du mandat de dépôt requis contre lui, le « fantasme de l’homme politique » chargé de tous les vices et déjà « déchiqueté » par la presse, “Acquitator” a tenté d’instruire le procès moral des médias et de la justice qui, selon lui, ont d’ores et déjà condamné Patrick Balkany.

« On ne peut pas rendre la justice sans protéger les portes du palais du vent de la rue », a lancé Me Eric Dupond-Moretti au tribunal, avant d’attaquer les représentants du parquet : « Du haut de vos petits lutrins transparents – transparents comme la société que vous appelez sans doute de vos vœux – vous êtes les chefs d’orchestre de la morale publique ».

Patrick Balkany « n’est pas traité comme un justiciable ordinaire », a conclu Éric Dupond-Moretti à la sortie.

Loin de ses provocations et de ses poses de fumeur de cigare, Patrick Balkany s’est lui contenté de remercier ses avocats, calmant même la colère d’Éric Dupond-Moretti contre les journalistes qui lui barraient le chemin de la sortie.

Patrick Balkany et son épouse Isabelle sont soupçonnés d’avoir caché 13 millions d’euros d’avoirs au fisc entre 2007 et 2014, notamment deux somptueuses villas, Pamplemousse aux Antilles et Dar Guycy à Marrakech : une affaire devenue « un symbole de l’impunité des puissants ».



Geoffroy Clavel,  Pierre Tremblay,  Lucie Hennequin

HuffPost
19 juin 2019