Flowers are tied to a fence outside the "Bataclan" concert hall during All Saints' day in Paris on November 1, 2016, one of the targets of the November 13, 2015 terrorist attacks during which 130 people were killed and another 413 were wounded in the French capital. / AFP PHOTO / PHILIPPE LOPEZ
Devant la salle du Bataclan, le 1er novembre 2016. PHILIPPE LOPEZ / AFP

Nous en parlions déjà quelques heures après les attentats du Bataclan, de l’inaction des soldats de l’opération sentinelle qui étaient à quelques mètres de là et qui n’ont rien fait malgré le carnage. Il est question donc de huit soldats lourdement armés et entraînés qui ont reçu l’ordre de ne pas intervenir ! On connaît le résultat : 90 morts ! Cela fait des années que les ayants-droit des victimes ont demandé à comprendre ce qui s’était passé et qui avait donné cet ordre de ne pas agir. En vain.

Comment voulez-vous qu’avec un tel comportement des responsables politiques,  les gens ne pensent pas au complot ? D’autant que ces responsables utilisent systématiquement l’excuse stupide du secret défense alors que ce dernier n’a strictement rien à voir dans cette affaire. Vont-ils traiter les familles des victimes de conspirasionistes ? De complotistes ? C’est très court comme réponse et très maladroit.


Plus de deux ans après l’attentat, dix-sept victimes et ayants droit cherchent à comprendre pourquoi des soldats de l’opération « Sentinelle », présents, n’ont pas agi.  

Deux ans et demi après la tragédie, qui a fait 90 morts, des proches des victimes de l’attaque du Bataclan, le 13 novembre 2015, demandent des comptes à l’État. Dix-sept victimes ou familles de victimes, regroupées en un collectif, vont déposer plainte contre X « pour non-assistance à personne en péril », révèle Le Parisien dans son édition du vendredi 8 juin.

Le 13 novembre, alors que des centaines de personnes étaient prises en otage dans la salle de spectacle parisienne, huit soldats de l’opération « Sentinelle », équipés de fusils d’assaut Famas, des armes de guerre, ne sont pas intervenus – sur ordre de leur hiérarchie – aux côtés des policiers de la brigade anticriminalité du Val-de-Marne et d’un commissaire de police. Les policiers avaient alors demandé aux soldats de leur prêter leur arsenal, mais les militaires ont refusé, en vertu du règlement.

« Un ordre a été donné »

« Ce n’est pas la première fois que des familles demandent à la justice de faire la lumière sur ce point », rappelle Le Parisien. En 2016, un pénaliste représentant quatre-vingts autres victimes et ayants droit du Bataclan avait fait une demande d’acte aux juges d’instruction « pour qu’ils enquêtent sur la non-autorisation aux militaires de donner leur arme ». Sans suite.

La même année, une commission d’enquête parlementaire sur les attentats du 13-Novembre, présidée par Georges Fenech, ancien juge d’instruction et député Les Républicains, avait tenté de faire la lumière sur ce point. « Clairement, un ordre a été donné aux soldats [de] « Sentinelle » de ne pas engager le feu alors qu’ils avaient en ligne de mire des terroristes, estime-t-il auprès du Parisien. À la question « qui a donné l’ordre aux soldats de ne pas intervenir ? »on n’a jamais su. Avec les autres parlementaires, on était sidérés. »

Le porte-parole du gouverneur militaire, interrogé par […]


Le Monde