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Belgique –  Tournée générale de pilules d’iode
POINT REYES STATION, CA - MARCH 15: A bottle of Potassium Iodide is seen at the West Marin Pharmacy on March 15, 2011 in Point Reyes Station, California. In the wake of explosions at the Fukushima-Daiichi nuclear power plant in Japan, there has been a rush on potassium iodide tablets and strong iodine solution in the United States as residents fear radiation contamination. Justin Sullivan/Getty Images/AFP
Santé

Belgique – Tournée générale de pilules d’iode 

POINT REYES STATION, CA - MARCH 15: A bottle of Potassium Iodide is seen at the West Marin Pharmacy on March 15, 2011 in Point Reyes Station, California. In the wake of explosions at the Fukushima-Daiichi nuclear power plant in Japan, there has been a rush on potassium iodide tablets and strong iodine solution in the United States as residents fear radiation contamination. Justin Sullivan/Getty Images/AFP

Les responsables politiques attendent la survenue, à leurs portes, d’un Fukushima dévastateur pour réagir. Au lieu de prendre le problème à bras le corps et d’adopter les seules solutions qui conviennent en pareil cas, à savoir la fermeture pure et simple de ces centrales, de celles tout au moins qui sont dans un état calamiteux, comme la centrale de Fessenheim dans le Haut-Rhin, ils se contentent de distribuer des pilules d’iode à la population. Cette mesure conviendrait parfaitement dans le cas d’un conflit nucléaire où l’on ne peut maîtriser la source d’émanation des radiations ; mais dans le cas de centrales de production d’électricité en mauvais état, qui constituent des sources potentielles de fuites, la solution est tout indiquée : c’est leur fermeture, en attendant la fermeture définitive de toutes les centrales qui ne saurait, certes, se faire à la fois et rapidement, ainsi que le développement parallèle des énergies alternatives renouvelables. Il faut rappeler que si un drame devait se produire, on ne pourrait le qualifier d’accident, car on définit un accident comme étant un événement imprévisible, ce qui n’est pas le cas ici, puisque la menace est réelle, donc prévisible. La fermeture de Fessenheim faisait d’ailleurs partie des promesses électorales de François Hollande, promesse non tenue, comme tant d’autres. Nous payons une lourde rançon à la modernité et nous subissons l’incapacité affligeante de nos hommes politiques.


Pour faire face à un éventuel accident atomique, d’autant plus plausible que le parc nucléaire est dans un état alarmant, le ministère de la Santé annonce la distribution de pilules d’iode à toute la population.

L’un des dangers, en cas d’accident nucléaire, est la libération d’iode radioactif. S’il est absorbé par la thyroïde, les chances de développer un cancer de la thyroïde augmentent de façon exponentielle. Les pilules d’iode, si elles sont prises rapidement après une catastrophe nucléaire, permettent de saturer la thyroïde d’iode non nuisible.”

Un scénario de plus en plus évoqué, vu l’état alarmant de réacteurs belges vieillissants, victimes de sabotages, présentant des microfissures, visés par la menace terroriste et suscitant l’inquiétude des pays voisins.

Jusqu’à présent, explique encore le quotidien néerlandophone, la distribution se faisait par l’intermédiaire des pharmacies dans un rayon de 20 kilomètres autour des centrales nucléaires. “Mais les critiques pointent depuis longtemps que cela ne suffit pas. Le Conseil supérieur de la santé demande que le périmètre soit élargi à 100 kilomètres, ce qui, dans le cas de la Belgique, correspond à tout le pays. [La ministre] De Block a décidé de suivre ce conseil.”      

De Morgen
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