uber


Il n’est pas impossible que ce géant de l’industrie virtuelle, donc du vide, s’écroule comme un château de cartes, vu la légèreté et la fragilité de ces montages financiers gigantesques. À l’instar des grandes entreprises d’énergie comme Enron ou des grandes banques internationales comme la Lehmann Brothers… cette entreprise finira par disparaître, pour notre plus grand plaisir, car ses fondamentaux sont pourris.


C’est comment de travailler pour Uber ?

Cette question a été posée maintes et maintes fois dans les premières années d’Uber, un peu par fascination pour le concept, un peu pour creuser et peut-être un peu pour faire la conversation, aussi.

C’est une question qui est rapidement devenue un réflexe pour la plupart des utilisateurs d’Uber. Après cinq ans, on pourrait avoir les résultats d’une enquête quasi scientifique en notant cependant un net changement dans les réponses ces derniers mois.

Il n’y pas de date exacte qui marque le commencement de la tendance. Les chauffeurs se montrent maintenant acides dans leurs confessions et cela semble coïncider à peu près avec l’explosion de nouveaux conducteurs et des tarifs moindres.

Mais leurs considérations n’avaient jusqu’ici pas vraiment lieu d’être. Tout « entrepreneur » Uber qui n’appréciait pas son activité pouvait facilement –et rapidement- être remplacé par dix autres. À ce moment-là, Uber était au sommet : l’opposition avec les taxis et les protestations de ses propres chauffeurs ne pouvaient pas l’atteindre.

Même la tentative par quelques haut-placés du gouvernement de réguler les excès a échoué.

Boris Johnson, alors maire de Londres, prévoyait ainsi une réglementation pour Uber, inquiet de la congestion et de la pollution causées par tant de nouveaux véhicules dans la circulation déjà encombrée de la ville. Un litige similaire à celui qui a opposé la firme californienne à la législation sur les transports.

Mais, heureusement pour Uber, deux de ses lobbyistes les plus influents ont volé à son secours : le Premier ministre de l’époque David Cameron et son chancelier, George Osborne. Une enquête réalisée par le Daily Mail a montré que David Cameron, George Osborne et une flopée de soutiens extérieurs ont harangué Boris Johnson et son administration afin qu’ils abandonnent une mesure qu’ils jugeaient « punitive ». Johnson, évidemment, s’y est conformé.

David Cameron & Co, ont affirmé que leur intervention était fondée sur le respect « des marchés libres et de la concurrence ». Que Steve Hilton –alors l’un des principaux conseillers du Premier ministre et parrain de son fils Ivan- soit marié à Rachel Whetstone, vice-présidente des communications et des politiques d’Uber, n’a sans doute rien à voir.

Uber s’est avéré imperméable à la pression des législateurs. La société s’est aussi montrée inflexible lors des manifestations houleuses à son encontre ; un contrecoup de l’indifférence apparente pour les utilisateurs ayant été agressés par des chauffeurs, des prix élevés en pleine crise (bien que ce problème ait été compensé par le biais de courses gratuites), des frais de licence exponentiels, des interdictions d’exercer dans plusieurs villes à travers le globe, un environnement de travail toxique, des chauffeurs de plus en plus mécontents et plus récemment, des (ex) membres de la direction très loin d’être irréprochables.

Après tout cela –et malgré une campagne #DeleteUber-, Uber reste très populaire, du moins à Londres . Pour le comprendre, il suffit de regarder les prix élevés des transports dans la capitale.

Les célèbres Hackney sont chères et incommodantes (il faut espérer qu’un véhicule passe près de vous et que vous puissiez monter dedans). Les mini-taxis privés sont moins coûteux que les black cabs mais ne sont pas très sécurisés et ne savent souvent pas où ils doivent vous prendre et passent souvent vingt minutes à vous chercher avant d’enfin vous localiser… C’est loin d’être une combinaison idéale tard le soir si vous avez bu un verre ou deux.

Uber a résolu –et continue de résoudre- ces problèmes. C’est pourquoi l’application reste le choix de transports préféré des habitants de Londres… et d’ailleurs. Mais cela ne signifie pas que la société est populaire. En effet, l’application est plus nécessaire que choisie.

L’aspect essentiel du service est encore bon, c’est l’entreprise qui ne l’est pas. Jamais le terrain n’a été plus fertile pour la concurrence.

À tous les entrepreneurs : levez-vous et prenez le train en marche, peu importe qui vous êtes, où vous êtes, proposez aux utilisateurs et à tous les autres une offre concurrente qui ne pourra pas être pire que celle actuellement sur le marché.

Uber ne cédera pas sa place facilement mais les nombreux départs et les scandales auxquels l’entreprise doit faire face ne […]


Forbes