salle_d-examen_bac
Julie refuse de gonfler les notes comme lui demande l’Éducation nationale.  Crédits photo: Syda production.

Voici clairement, devant vous, en plein jour, la preuve de l’existence du complot. La preuve matérielle, factuelle, observable par toute personne courageuse et saine d’esprit. Voici le témoignage d’une correctrice de l’épreuve de français effarée par la médiocrité des copies du baccalauréat de 2017. La formation et l’apprentissage de 12 années consécutives, qui coûtent des milliards à la nation, n’auront servi à rien. De surcroît, les élites maçonniques du ministère de l’abrutissement national ordonnent aux correcteurs de donner obligatoirement la moyenne ! Ceci est un crime contre la nation qui mériterait la guillotine. Il sont en train de sacrifier des générations entières d’élèves et personne ne réagit.

Pire encore, ces criminels qui sont en train de détruire le pays et de compromettre son avenir, n’ont rien trouvé de mieux à faire que d’imposer à l’école une éducation sexuelle aux plus jeunes. Est-ce vraiment une priorité nationale que de parler à de si jeunes enfants, dans des lieux traditionnellement assignés à la transmission du savoir, de sujets ayant trait à l’homosexualité, aux MST…


Dans un post publié sur Facebook, une correctrice du bac de français se désole du niveau des copies et de l’obligation qui lui est faite d’augmenter les notes.

Son message a été partagé des milliers de fois.

Un post, intitulé « Désolation d’une correctrice du bac en détresse..», a été largement partagé sur Facebook. L’auteur s’appelle Julie*, elle est professeur de français. Dans ce texte, l’enseignante, qui a 55 copies du bac 2017 à corriger, se désole du niveau des copies et surtout que les notes soient augmentées de manière artificielle. Elle décide alors de refuser de « cautionner » les consignes qui lui ont été données d’atteindre la moyenne sur l’ensemble des copies qu’elle corrige. « Vous distribuerez vous-mêmes, en haut lieu, les notes qui arrangent votre politique » écrit l’enseignante. Découvrez l’intégralité de son message.

« C’est affligeant de médiocrité »

«Je corrige des copies de l’écrit du bac de français pour des séries technologiques. C’est affligeant de médiocrité. Dans 90 % des cas les méthodes ne sont pas appliquées, les réponses ne sont pas trouvées, les textes ne sont pas compris, les outils d’analyse ne sont pas connus, pas utilisés, l’expression est déplorable avec beaucoup de phrases sans verbe, l’orthographe est un lointain souvenir d’une autre époque, les majuscules… un soldat inconnu.

Sincèrement je jette les points, histoire d’en mettre. Parce qu’il faut le savoir, la commission d’entente EXIGE que mon paquet de 55 copies dont certaines font 15 lignes ait 10 de moyenne.


« Je choisis de mettre les notes que ces malheureuses copies valent » Julie


Si je n’atteins pas ce quota, mes notes seront augmentées. Alors à quoi bon? À quoi bon passer plus de temps sur une copie que l’élève lui-même ? À quoi bon toute l’année transmettre conseils, leçons, connaissances ? À quoi bon exiger rigueur et culture ? Et surtout comment faire comprendre que ce lynchage du niveau du bac affaiblit nos jeunes pour l’avenir ? Pour les exigences de concours et de métiers où, oui, c’est dingue non, il faut savoir écrire, raisonner et analyser. Pauvre France… Pauvre éducation…

Alors je fais mon choix. Je ne joue pas. Je ne cautionne pas. Je choisis de mettre les notes que ces malheureuses copies valent. Vous distribuerez vous-mêmes, en haut lieu, les notes qui arrangent votre politique. La bienveillance n’est pas le mensonge. Votre grand leurre se fera sans moi ».

Une prof « extraordinaire »

Ce post a reçu beaucoup de commentaires. Beaucoup l’encouragent: « J’approuve votre liberté de « noter » et continuez comme cela  !!! », écrit Marie. « Bravo pour l’honnêteté… Il faut tellement y croire pour être enseignant de nos jours », écrit Martine.

Qui est Julie ? Une professeur de français qualifiée de « géniale » par une collègue et très appréciée. Une ancienne élève écrit même « Voici un petit texte, pour vous parler d’une femme que j’ai toujours appréciée. Je parle de ma prof de français: Une femme en or, qui a du cœur et elle le fait ressentir dans son travail. Elle a toujours su nous aider dans tous les domaines, que ce soit en cours ou en privé, elle m’a guidée et beaucoup aidée. Je l’admire car […]


Sophie de Tarlé –  Le Figaro