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Voici comment est gérée la santé publique en France, par l’utilisation et l’instrumentalisation de faits divers. Faut-il le rappeler, il est question ces 10 dernières années d’un décès par an causé par la rougeole. On ne nous dira pas non plus si la santé du malade était bonne avant l’infection, s’il avait ou non une déficience immunitaire, une maladie quelconque. On ne nous dira jamais par exemple que le malade décédé a été vacciné.

Comble de l’hypocrisie, quand le Mediator de Servier cumulait les morts et les atteintes graves des valves cardiaques, malgré les différents retours de pharmacovigilance, malgré le passif meurtrier de l’Isoméride, les autorités sanitaires ne s’étaient pas tant pressées d’interdire ce poison mortel, bien au contraire, elles ont mis 30 ans pour le faire, malgré l’interdiction en Allemagne par exemple. Ainsi, quand les autorités actuelles parlent de sauver des vies, il faut se souvenir de ces scandales sanitaires aux milliers de morts comme l’amiante, le Mediator, la Dépakine… et tant d’autres !


Son décès remonte au 27 juin dernier.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, en a fait état mercredi devant l’Assemblée Nationale : une jeune Niçoise de 16 ans est morte d’une rougeole aiguë à l’hôpital de Marseille. Elle n’était pas vaccinée. Hospitalisée au CHU de Nice, la jeune fille a été transférée le 6 juin à l’hôpital de Marseille (AP-HM), en réanimation, pour une détresse respiratoire intense. Le 13 juin, les analyses conformaient qu’il s’agissait d’un cas de rougeole.

L’état de santé de la jeune patiente a ensuite continué à se dégrader, elle est décédée le 27 juin.

Le reste de sa famille a été placé sous surveillance, mais aucun autre cas n’a été signalé depuis.

Selon l’Agence Régionale de Santé, la jeune fille, qui appartenait à la communauté des gens du voyage, n’était pas vaccinée contre la maladie. Il s’agirait pas ailleurs d’une forme très rare de rougeole.

Ce décès s’inscrit dans un contexte de méfiance vis-à-vis des vaccins, et de résurgence de maladies éradiquées depuis longtemps. À la mi-juillet, l’OMS indiquait que 35 personnes étaient mortes de la rougeole en Europe ces 12 derniers mois.

La ministre de la Santé a annoncé que désormais, onze vaccins infantiles seraient obligatoires contre seulement trois aujourd’hui.


Jacqueline Pozzi – France3 Régions