L’ex ministre de l’Intérieur censé représenter la loi et l’ordre ainsi que le moralisateur de BFM, chroniqueur minable qui a raté toute sa vie d’analyste politique, ne savaient pas qu’il était interdit d’ouvrir un restaurant actuellement puisque des centaines de milliers sont fermé à cause du confinement ! LEs deux plaident la bonne foi ! Quel abruti peut croire un tel argument, peut accepter une telle défense ? C’est encore plus insultant que le fait de se goinfrer de caviar et de truffes dans un restau clando !


L’ancien ministre de l’Intérieur a déjeuné avec l’éditorialiste Alain Duhamel dans un appartement privé reconverti en restaurant et tenu par le chef Christophe Leroy, révèle Mediapart.

Ils plaident la bonne foi.

Le 30 mars, le député européen LR Brice Hortefeux a déjeuné avec l’éditorialiste de BFMTV Alain Duhamel dans un appartement privé du 8ème arrondissement parisien, transformé en restaurant clandestin et tenu par le chef Christophe Leroy, par ailleurs placé en garde à vue dans l’affaire du Palais Vivienne, révèle Mediapart.

L’ancien ministre de l’Intérieur sous Nicolas Sarkozy a reconnu avoir participé à ce déjeuner, croyant alors être « dans les clous ».



Au départ, le déjeuner entre les deux hommes devait se tenir au siège du parti LR, mais le lieu a finalement changé. « Une personne que je connais est venue me voir pour tout autre chose, et dans la conversation me dit : « Si vous avez des déjeuners ou des dîners, il y a un business club dont je suis membre et c’est tout à fait possible d’organiser cela » », raconte à Mediapart l’ancien ministre qui dit avoir alors demandé si la chose était légale.

« La personne me répond : ‘Oui’. D’ailleurs, pour me montrer que c’est légal, elle me fait passer des documents internet, en précisant que tous les jours, c’est publié sur les réseaux sociaux. Elle m’adresse aussi un article de Ouest-France du 7 mars vantant le truc (…) Cette personne me dit : ‘Il y a beaucoup de monde qui passe, des entreprises, des élus…’ Quand vous savez cela, vous vous dites que vous êtes dans les clous », explique Brice Hortefeux.

Le repas était un « déjeuner professionnel » avec Alain Duhamel, a confirmé le député européen à l’AFP. « C’est un appartement privé et pas un restaurant, on me l’a présenté comme un business club. Nous étions moins de six, aucune règle n’a été enfreinte », a insisté Brice Hortefeux, jugeant « très dérangeant l’amalgame avec ces soirées » illégales pour lesquelles Christophe Leroy fait l’objet d’une information judiciaire.

« Un peu piégé »

La veille du déjeuner, Alain Duhamel est prévenu du changement d’adresse. « Je ne savais pas de quoi il s’agissait, ce n’était pas précisé, j’y suis allé. Je croyais que ce serait soit chez lui, soit chez un de ses amis, et puis je suis monté dans ce truc-là. Je ne suis pas du tout du genre club, etc. Et puis je me suis aperçu qu’il y avait des gens qui déjeunaient. On m’a emmené tout de suite dans une petite salle à manger au fond, où nous étions trois », se souvient le journaliste.

L’identité de la troisième personne n’a pas été révélée par Mediapart. « Comme je suis plutôt bien élevé, je n’allais pas faire un esclandre en m’en allant, mais j’étais tellement troublé qu’en sortant, je me suis trompé de Uber et ne m’en suis aperçu qu’au bout de 300 mètres», témoigne l’éditorialiste qui dit s’être senti « un peu piégé ».

Il s’agit d’un nouveau rebondissement dans l’affaire du « palais Vivienne » et du « Leroy’s Business Club ». Tout est parti d’un reportage de M6 révélant l’existence de dîners clandestins dans des lieux privés, dont le «club» du chef Christophe Leroy près de l’avenue George-V à Paris, mais aussi le «Palais Vivienne», propriété du collectionneur Pierre-Jean Chalençon. Interrogé en caméra cachée, ce dernier déclarait alors avoir «dîné cette semaine dans deux ou trois restaurants clandestins, avec un certain nombre de ministres».

Il est depuis revenu sur ses propos en invoquant de « l’humour » et en déclarant qu’il s’agissait d’un « poisson d’avril ». Christophe Leroy et Pierre-Jean Chalençon ont pourtant été tous les deux placés en garde à vue, avant d’être relâchés.


Photo d’illustration : Brice Hortefeux le 2 mai 2019. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

10 avril 2021