C’est véritablement effrayant de voir à quel point Patrick Balkany est culotté, en manifestant son intention de se représenter aux municipales de Levallois et pire encore, il a de grandes chances de gagner. C’est pour cela qu’il faut nous questionner sur la responsabilité du peuple quant à la situation catastrophique que nous vivons. Il ne suffit pas de taper à bras raccourcis et à longueur de journée sur des élites décadentes et corrompues, car le peuple l’est également. Le peuple est complice de la situation actuelle par sa médiocrité, sa bêtise profonde et son inculture crasse. C’est pour cela d’ailleurs que le RIC n’est pas du tout un gage de succès ou de changement, vu le nombre effrayant de zombies qui vont voter très mal…


Le maire l’a annoncé au détour d’un échange avec l’un de ses opposants, ce lundi soir lors du conseil municipal.

Les prochaines élections municipales, prévues en mars 2020, se sont invitées ce lundi soir au conseil municipal de Levallois. À l’occasion du vote du budget 2019, Arnaud de Courson (DVD), l’opposant historique du maire (LR) Patrick Balkany, a souligné que ce budget « serait validé par le compte administratif au printemps 2020 par une nouvelle équipe municipale, puisque après les élections ».

Une pique qui a fait mouche. « Non seulement je vais être candidat aux municipales, mais je le serai également aux cantonales (NDLR : départementales) pour vous battre », a lancé l’élu à son opposant, qui est également conseiller départemental.

Échéance judiciaire en mai-juin 2019

« Je ne savais pas que les municipales étaient à l’ordre du jour », a réagi Jean-Laurent Turbet, seul élu du conseil municipal revendiquant l’étiquette En Marche.

Avant mars 2020, le maire de Levallois devra affronter d’autres échéances, judiciaires celles-ci. Patrick Balkany sera jugé du 13 mai au 20 juin prochain par le tribunal correctionnel de Paris, en compagnie de son épouse et adjointe Isabelle. Le couple est poursuivi pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale aggravée. Il devra s’expliquer sur sa fortune et son patrimoine évalués à 13 millions d’euros, occultés « à coups de montages de plus en plus sophistiqués », dixit l’ordonnance de renvoi rédigée par le juge Renaud van Ruymbeke.

Photo d’illustration : Levallois, mars 2014. Patrick Balkany avait été réélu dès le premier tour avec 51, 56% des voix. LP/Humberto de Oliveira

Anne-Sophie Damecour – Le Parisien