On s’y attendait car la mafia au pouvoir n’avait d’autre choix pour maintenir sa mainmise sur l’Algérie qu’en reconduisant Bouteflika pour un cinquième mandat. C’est une insulte à l’intelligence du peuple algérien, mais également à la face du monde. Comment est-ce possible de proposer à la tête d’un pays de 40 millions d’habitants dont 75 % de jeunes, un homme gravement malade et incapable de s’exprimer. N’est-ce pas interdit par la constitution elle-même ? Comme toujours, on brandira la sempiternelle excuse du moindre mal ! C’est exactement la même stratégie ayant cours en France lorsque l’on fait voter au deuxième tour le peuple en lui demandant de choisir entre Macron et Marine Le Pen, autrement dit entre la peste et le choléra !

Au vu de l’accélération des événements que tout le monde peut constater, et de cette période apocalyptique remarquable, il n’est pas exclu que le Très Haut fasse siffler très bientôt la fin de la récréation, car ce cirque n’a que trop duré. Une chose est certaine, tout ceci risque de très mal finir, car il n’y a rien de bon à tirer du désordre et du chaos.

Comme toujours, les capitales occidentales et notamment Paris, feront semblant de ne rien voir en laissant leurs supplétifs locaux poursuivre le pillage de l’Algérie. François Hollande n’avait-il pas parlé d’alacrité lorsqu’il avait été invité à se prononcer sur l’état de santé de Bouteflika ! Ils ne font, en cela, que se ridiculiser encore plus et perdre en crédibilité au niveau de leur propre population comme le démontre quotidiennement le mouvement des Gilets jaunes. Plus le temps passe et plus le masque démocratique et humaniste des dirigeants occidentaux s’effrite et laisse apparaître leur vrai visage hideux de hyènes et de charognards.