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En plus il a une bonne tête à cacher des trucs pas très nets… Blague à part, il faut dire que cette information est assez grave et très révélatrice de l’état d’esprit des élites françaises actuelles : ce sont des loups affamés, que dis-je, des hyènes faméliques que rien n’arrête, sans foi ni loi ni vergogne. Ils passent leur temps à parler de « famille politique » alors qu’en réalité c’est règlement de comptes à O.K. Corral à coups, non pas de pistolets, mais de poignards dans le dos ! Il faut dire que la fraternité maçonnique a encore une fois prouvé ses limites dans cette sordide affaire… Rappelons que Claude Guéant est impliqué dans une multitudes d’affaires d’états gravissimes et qu’il est pourtant toujours invité à s’exprimer à la télé, à donner son expertise essentielle à la survie de la France.


Thierry Solère était dans une situation pour le moins difficile en 2012. Premier adjoint à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, il avait été démis de son mandat à cause d’un vif désaccord avec le député et maire, Pierre-Christophe Baguet. Lorsque celui-ci décide de ne pas se représenter aux élections législatives, Thierry Solère tente sa chance. Contre Claude Guéant, à la fois ancien ministre de l’intérieur, soutenu par l’ancien maire et investi par l’UMP.

Thierry Solère est alors exclu de l’UMP mais bat de justesse l’ancien ministre en juin 2012. Défait, Claude Guéant dénonce alors « les mensonges » de son rival et« les procédés peu républicains ». Or, Le Monde a pu établir que des moyens de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, le renseignement extérieur) ont été utilisés, hors de tout contrôle, pour surveiller Thierry Solère, candidat dissident. Depuis, député de la 9e circonscription des Hauts-de-Seine et vice-président du conseil régional d’Ile-de-France, Thierry Solère est devenu, à droite, un personnage incontournable, chargé pour Les Républicains d’organiser la primaire pour désigner le candidat à l’élection présidentielle de 2017. Et il juge, à son tour, cette surveillance clandestine, avec les moyens de l’Etat, fort peu républicaine.

Ses téléphones et son adresse Internet ont en effet été espionnés dès son exclusion de l’UMP, le 20 mars 2012. La surveillance n’a été interrompue qu’après la découverte fortuite de son existence par la direction technique de la DGSE.

Jacques Follorou