Voici un des effets collatéraux, particulièrement dramatique, du confinement mal géré, mal pensé, sachant que le fils de cette victime était soigné pour une maladie psychiatrique et qu’à cause du confinement, il a dû rompre son traitement par manque de médicaments et rupture des soins psychiatriques que nécessitait son état.


Poignardée samedi par son fils de 29 ans, en rupture de traitement psychiatrique, cette assistante maternelle était très appréciée.

Un élan de solidarité s’est créé sur la commune, frappée par la violence de ce drame.

À Épinay-sous-Sénart, tout le monde l’avait croisée au moins une fois. Et ce sont sa bonne humeur communicative et son sourire qui ont marqué toutes celles et ceux qui l’ont connue. 48 heures après le drame qui a coûté la vie à Philomène Buquen, l’émotion reste vive dans la commune. Samedi en fin de matinée, cette assistante maternelle du service accueil familiale (SAF) de la ville a été mortellement poignardée à son domicile par son fils de 29 ans. Elle en avait 54.

L’auteur des coups de couteau, en rupture de traitement psychiatrique au moment des faits, a été interné à l’hôpital Barthélémy Durand d’Étampes. « Son état a été jugé incompatible avec une garde à vue, indique le parquet d’Évry. Une information judiciaire a été ouverte et un mandat d’amener a été décidé à son encontre ». Ce qui signifie qu’il sera présenté à la justice en cas de sortie de l’hôpital. La sûreté départementale a été saisie de l’enquête. […]


Photo d’illustration : Épinay-sous-Sénart. Philomène Buquen, mère de famille et assistante maternelle, a été poignardée par son fils samedi matin. DR

Laurent Degradi et Bartolomé Simon

Le Parisien

27 avril 2020