Bien sûr, les ennemis du professeur Didier Raoult vont prétendre qu’il a été exclu du Conseil scientifique du Covid-19 sauf que c’est l’inverse qui s’est produit, sachant qu’il est en désaccord total avec la stratégie de confinement et la volonté du gouvernement de ne pas mettre en place des tests de diagnostic massifs comme le font nos voisins allemands qui ont des résultats exceptionnels, sans oublier la Corée du Sud, Taiwan, Singapour ou Hong Kong.


Le patron de l’IHU Méditerranée Infection a bravé l’opinion majoritaire de ses pairs en ouvrant son établissement au dépistage massif du Covid-19 et au traitement à l’hydroxychloroquine « des malades fébriles ».

Plusieurs centaines de Marseillais font encore la queue devant l’institut ce mardi.

La rupture est cette fois consommée entre Didier Raoult et le gouvernement : « Je ne participe plus au Conseil scientifique réuni autour d’Emmanuel Macron » a annoncé ce mardi matin aux « Echos » le patron iconoclaste de l’IHU Méditerranée Infection, tout en précisant qu’il ne démissionne pas. En désaccord depuis des semaines avec la politique de confinement qu’il qualifie de moyenâgeuse, il martèle qu’il faut des moyens de dépistages massifs à l’échelle nationale pour détecter les cas suspects, isoler et traiter les patients positifs. Comme en Corée du Sud : le pays a fait état lundi du plus faible nombre de nouveaux cas quotidiens de contamination au coronavirus depuis fin février et alimente désormais les espoirs d’un contrôle de l’épidémie.

Au total, depuis le premier cas d’infection le 20 janvier, seules 8.961 personnes ont été contaminées dans le pays qui n’a déploré que 110 décès, soit un taux de létalité légèrement supérieur à 1 %. Et le 13 mars, les autorités ont fait savoir que le pays, pourtant le deuxième le plus touché après la Chine en Asie, connaissait davantage de cas de guérison que de nouvelles infections. […]


24 mars 2020