Si vous pensez que cette affaire de covid est une histoire sanitaire c’est que vous avez raté un épisode de la série. En réalité tout ceci n’est qu’économie et dette ! En d’autres termes, vous êtes peut-être vivants, vous avez échappé au covid-19 mais vous êtes devenus esclaves de la dette pour très très longtemps. D’ailleurs cette dette abyssale va obliger les gouvernants à fermer encore plus de lits de réanimation, ce qui va certainement être la cause de votre mort à la prochaine pandémie. À vouloir vivre à tout prix quitte à y perdre sa dignité et sa liberté, le résultat est pire puisque l’on y perd absolument TOUT.


L’ancien président de la Banque centrale européenne estime que seule une « bonne dette » pourra sauver l’économie.

« La dette créée par la pandémie (de coronavirus, ndlr) est sans précédent et devra être remboursée, principalement par les jeunes d’aujourd’hui » a mis en garde mardi l’économiste Mario Draghi, à l’ouverture du « Meeting 2020 » de Rimini (centre de l’Italie), 41e édition de ce forum catholique international de réflexion consacré cette année aux soins de santé. « Il est donc de notre devoir de leur fournir les moyens d’assurer le service de cette dette , et de le faire tout en vivant dans des sociétés meilleures », a-t-il souligné, expliquant que seule une « bonne dette » pourra sauver l’économie.

« L’Europe peut sortir renforcée de cette crise », a ajouté l’ex-président de la Banque centrale européenne (BCE), crédité d’avoir sauvé l’euro en pleine crise de la dette, et dont c’était la première intervention publique depuis qu’il a quitté ses fonctions. « La pandémie n’a pas seulement causé des dommages économiques, elle menace de saper le tissu de notre société telle que nous la connaissons. Elle répand l’incertitude, détruit l’emploi, paralyse la consommation et l’investissement », a-t-il prévenu. « Dans les circonstances actuelles, cette voie exige du pragmatisme.(…) Mais nous ne devons pas renoncer à nos principes. La politique économique ne doit pas aggraver l’incertitude déjà causée par la pandémie et les changements rapides. (…) Ou sinon nous nous perdrons », a mis en garde Mario Draghi.

La gestion de la crise « s’accompagnera inévitablement d’un stock de dettes élevé pendant longtemps. » Cette augmentation de la dette ne sera soutenable – c’est-à-dire qu’elle continuera à être financée à l’avenir par les institutions européennes, par les épargnants, par les marchés – que si elle est utilisée à des fins productives : investissement dans le capital humain, dans les infrastructures essentielles à la production, dans la recherche. Dans ce cas, elle sera considérée comme une « bonne+ dette », a-t-il estimé. « En revanche, si la dette est utilisée à des fins improductives, elle sera considérée comme une ‘mauvaise’ dette et sa viabilité sera érodée », a ajouté Mario Draghi, soulignant que « des taux d’intérêt bas ne sont pas en soi une garantie de durabilité ».


Photo d’illustration : l’ancien président de la Banque centrale européenne Mario Draghi lors d’une cérémonie à Berlin, en janvier 2020. ( AFP / TOBIAS SCHWARZ )

Boursorama

18 août 2020