Enfin un gouvernant soucieux réellement de la santé de ses citoyens, un gouvernant qui ne joue pas aux apprenti-sorciers avec les nouveaux vaccins à thérapie génique ! Rappelons qu’une maladie avec un taux de mortalité de 0.05% ne peut faire imposer une telle vaccination sans aucun rapport avec le risque réel !

C’est d’autant plus troublant que les mêmes qui font la promotion de la vaccination de force ne parlent jamais de traitement ou de prévention (vitamine D, vitamine C, zinc, sport, soleil…) !


Madagascar ne souhaite pas participer à la « Covax Facility », l’initiative mondiale d’accès aux vaccins contre le Covid-19, une fois leur homologation et approbation réalisées.

La porte-parole du gouvernement l’a confirmé, ce jeudi 26 novembre au soir, à RFI. Cette initiative est ouverte à tous les pays du monde. Une disposition particulière permet à 92 pays en développement, dont Madagascar, d’accéder à des doses de vaccins subventionnées dès leur mise sur le marché. La Grande Île préfère se mettre en retrait et capitaliser sur les investissements en matière de santé qu’elle a déjà réalisés.

« Nous en avons discuté mardi soir en Conseil des ministres, explique la porte-parole du gouvernement, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo. Nous ne nous positionnons pas encore par rapport au vaccin. En d’autres termes, nous ne nous inscrivons pas sur la liste des pays futurs bénéficiaires. »

C’est un coup de semonce pour les bailleurs qui ne s’attendaient pas à une telle décision. « Les discussions étaient encore en cours lundi, commente un responsable chez les bailleurs traditionnels. On savait que le président Rajoelina était réticent au vaccin, mais son staff essayait quand même de le convaincre. Ils avaient la possibilité de s’inscrire sur la liste des bénéficiaires jusqu’au 7 décembre, et de se rétracter ensuite s’ils changeaient d’avis. »

Les différents bailleurs contactés le confirment : un très gros lobbying était en cours pour pousser Madagascar à adhérer à cette initiative mondiale.

« Médicalement, précise un expert en santé publique, ne pas avoir accès au vaccin ne devrait pas être une catastrophe pour la population malagasy, puisqu’elle semble avoir été assez résiliente à la maladie. Mais quand on voit les conséquences du Covid-19 sur le système de santé, sur les activités économiques et sociales du pays, on sait que le vaccin pourrait éviter la deuxième vague, qui risque, elle, d’être catastrophique économiquement pour l’île. Donc, en termes de santé publique, c’est aberrant de refuser un vaccin qui ne va quasiment rien coûter à un État. »

Vaccination peu plébiscitée dans le pays

Le gouvernement, lui, a confirmé préférer mettre l’accent sur les médicaments développés localement. À l’instar du Covid-Organics, ce remède traditionnel vanté par le président pour ses effets préventifs et curatifs sur le virus mais qui n’ont jamais été prouvés scientifiquement. « Nous attendons de voir d’abord l’efficacité du vaccin dans les pays qui l’utiliseront en premier », conclut la porte-parole du gouvernement.

De son côté, le Gavi, l’un des deux organismes internationaux qui coordonnent le financement et l’approvisionnement en vaccins, a confirmé ce jeudi ne pas avoir encore été notifié officiellement de la décision prise par l’État malgache.

Pour rappel, à Madagascar, la vaccination n’est pas une thérapie très plébiscitée par la population. De manière générale, le taux de couverture vaccinale est mauvais. Raison pour laquelle, par exemple, la Grande Île était l’un des quatre derniers pays au monde à comptabiliser encore des malades de la polio jusqu’en 2018.


Photo d’illustration : Le président malgache Andry Rajoelina boit du Covid-Organics, à Antananarivo le 20 avril 2020, lors du lancement de ce remède traditionnel vanté pour ses effets préventifs et curatifs sur le coronavirus mais qui n’ont jamais été prouvés scientifiquement. AFP

Sarah Tétaud, correspondante à Antananarivo

RFI

27 novembre 2020