Voilà ce qui arrive quand l’union est réalisée et que la résistance s’organise, les autorités reculent. Le directeur du CHU est obligé de faire travailler des soignants non vaccinés et le préfet ne peut rien dire car autrement les morts se multiplieraient et ils seraient alors pénalement responsables du carnage ! Nous renouvelons donc notre appel à la Grève générale pour faire cesser cette hystérie sanitaire criminelle.



Le directeur général du CHU de Guadeloupe a reconnu jeudi être « dans l’impossibilité » d’appliquer la loi sur l’obligation vaccinale, entrée en vigueur mercredi.

Selon Gérard Cotellon, 74,19 % du personnel n’a pas encore entamé de parcours vaccinal. Les 26 % vaccinés sont en majorité des médecins et des internes. Ce qui signifie que les personnels du CHU sont moins vaccinés que la population où la proportion de personnes ayant reçu au moins une injection atteint 38,5 %.

« Faire tourner l’hôpital, malgré la loi »

Un très mauvais signal alors que l’archipel guadeloupéen n’est pas sorti de la vague épidémiologique qui a saturé son système de santé. « Je prends donc sur moi cette responsabilité de faire tourner l’hôpital, malgré la loi », a-t-il déploré.

La situation sanitaire s’améliore dans l’archipel guadeloupéen, au point que le préfet Alexandre Rochatte a envisagé mercredi d’alléger les restrictions à partir de la semaine prochaine, si les indicateurs continuent de baisser. Le taux d’incidence reste néanmoins très élevé, 213,3 pour 100 000 habitants, et un taux de positivité des tests de 6,9 %, majoritairement du variant Delta. Delta, mais la situation s’est considérablement améliorée.

Deux nouveaux clusters ont été détectés, un en milieu professionnel, l’autre dans un établissement de santé.

Et les renforts médicaux vont bientôt s’amenuiser : 145 ont quitté la Guadeloupe mercredi, 63 de plus jeudi, sur les 584 médecins, infirmiers, pompiers, arrivés de l’Hexagone. La situation était telle que 63 patients ont dû être transférés en métropole.