Les études scientifiques ont beau se multiplier, de par le monde, au sujet de l’efficacité de l’hydroxychloroquine, les médias hexagonaux refusent toujours de l’avouer. Pire encore, des médecins continuent de faire semblant que ça n’existe pas, affirmant qu’il n’y a toujours pas de traitement de la maladie !

Cette crise sanitaire a enfin démontré la puissance du lobby criminel de Big Pharma qui arrive aussi bien à imposer les informations qui vont passer sur vos écrans télé ou bien celles qui seront imprimées dans vos journaux, dictées par les professionnels de santé grassement rémunérés par ses soins.


De longs échanges ont enflammé la toile et les réseaux sociaux sur le rôle de l’hydroxychloroquine comme traitement contre la Covid-19.

Ces échanges se résument souvent à se jeter à la figure les résultats d’études diverses et variées. Il s’ensuit un débat d’experts sur la validité de l’étude et des divers protocoles, permettant de donner à chacun l’opportunité d’avancer, avec une certaine mauvaise foi, ses arguments orientés. En effet, il est toujours possible de trouver un argument en faveur du résultat d’une étude si elle tend à démontrer l’inefficacité de l’hydroxychloroquine, et inversement.

Quand son efficacité n’est pas en question, on parle de ses effets secondaires. La réalité est que ce médicament est prescrit depuis 65 ans (1955). Ses effets secondaires et précautions d’usage sont bien documentés.

Un débat quasi incompréhensible pour les Français

Il est de plus en plus difficile pour les téléspectateurs ou lecteurs de savoir où donner de la tête, les débats d’experts portant sur des points de détail tellement restreints qu’on en oublie l’essentiel : il y a eu des morts, beaucoup trop de morts et des malades. Pendant que les experts d’un certain monde médical déconnecté des réalités débattaient sur les plateaux de télévision, d’autres médecins se battaient avec la maladie sans avoir le droit de prescrire en leur âme et conscience (selon l’état raisonnablement établi de la science médicale).  L’étude de The Lancet aura fait beaucoup de mal aux patients puisqu’elle fut suivie d’effets immédiats comme la suspension des autorisations de prescription et de délivrance de l’hydroxychloroquine. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) prit des décisions de suspendre les essais ou d’interdire tout simplement la délivrance en ville de ce médicament.  La Suisse fit de même aux alentours du 27 mai 2020.

L’étude frauduleuse fut rétractée dès le 4 juin, mais les patients suisses restèrent privés de ce traitement jusqu’au 11 juin, « L’OFSP a décidé de lever les mesures mises en place pour sa prescription et sa remise. Le Plaquenil® et l’Hydroxychloroquine Zentiva® peuvent à nouveau être commandés directement auprès du grossiste.” Selon les détracteurs de l’hydroxychloroquine, ces 15 jours de prohibition auraient dû être sans incidence sur la survie des patients. Cependant ce n’est pas le cas : il suffit de regarder l’évolution au cours du temps de la proportion de morts parmi les cas nouvellement résolus, pour constater que l’hydroxychloroquine, seule molécule interdite dans ce laps de temps, marche.

L’hydroxychloroquine sauve des vies.

Il a suffi de la collaboration de trois internautes pour résoudre cette énigme (voir l’article “histoire d’une découverte”) : la découverte d’une suspension temporaire stricte de l’HCQ en Suisse, l’indice nrCFR* d’efficacité des traitements, l’observation d’une “bosse” de ~2 semaines dans cet indice pour la Suisse, le lien avec la suspension, et finalement l’analyse concluant à la significativité statistique de cette corrélation avec un très haut degré de certitude (>99%).  Toutes les analyses ont été faites à partir des données internationales “global time series” “Deaths” et “Recovered” de la Johns Hopkins University mises à jour chaque nuit.



Intéressons-nous à la période où l’hydroxychloroquine a été interdite en Suisse, c’est-à-dire du 27 mai au 11 juin 2020, Le 27 mai correspond à 5 jours écoulés après la parution de l’étude décriée dans The Lancet, qui prétendait démontrer la toxicité et l’inefficacité de l’hydroxychloroquine.  Les conséquences de cette publication ont eu une portée mondiale entraînant la suspension de l’hydroxychloroquin et privant ainsi nombre de malades d’un traitement.  Cette interdiction au prétexte de la “précaution” a sûrement fait bien plus de mal aux patients que ce que nos ministres de la Santé ont dit.

En regardant la courbe d’évolution de cet indice pour la Suisse, on note une “vague de sur-létalité” de deux semaines du 9 au 22 juin, décalée d’une douzaine de jours par rapport à la période de suspension de l’usage de l’hydroxychloroquine par l’OMS.  Ceci démontre, sans réfutation possible, l’effet de l’arrêt de l’utilisation de ce médicament en Suisse (pays qui suit les recommandations de l’OMS, installée à Genève).  Pendant les semaines qui précèdent l’interdiction, l’indice nrCFR fluctuait entre 3% et 5%.  Quelque 13 jours après le début de la prohibition, l’indice nrCFR augmente considérablement pour se situer entre 10 et 15% pendant 2 semaines.  Quelque 12 jours après la fin de la prohibition, la létalité retombe à son faible niveau habituel.

Nous cherchions un signal, une preuve, la voilà à la taille d’un pays comme la Suisse. Pratiquement la taille de l’Île-de-France.

Quels arguments le ministre de la Santé, les experts en études contrôlées randomisées pourraient-ils opposer à une preuve prosaïquement observationnelle aussi flagrante ?

En fait The Lancet et l’Organisation Mondiale de la Santé auront servi à quelque chose.  Merci à eux !

 

Une différence statistiquement significative

Pour ceux qui ne seraient pas convaincus du résultat observationnel, nous avons conduit un test de différence statistique en comparant les trois périodes : 28 mai – 8 juin, 9 – 22 juin, 23 juin – 6 juillet. La période du 9 au 22 juin est celle où l’indice a augmenté quelque 13 jours après la suspension de l’hydroxychloroquine.  Il y a bien entendu un effet de retard entre l’arrêt de la prescription du médicament et les décès éventuels, ce qui explique le décalage de 13 jours.

Nous observons donc que pour la période du 28 mai au 8 juin l’indice est de 2,39% puis passe à 11,52% soit 4,8 fois plus pour redescendre ensuite à 3%.

En faisant le test de significativité statistique entre les diverses observations,la différence est significative à 99% avec un p<0.0001.  13 jours après la reprise de la prescription de l’HCQ l’indice redescend à 3% et c’est de nouveau un effet significatif.

Et pour la France

Cet indice pour la France sur la même période se trouve dans le graphe ci-dessous. On note que dans la période de prohibition de l’hydroxychloroquine en Suisse, l’indice nrCFR était à peu près identique entre la France et la Suisse.



Photo d’illustration : Covid-19: l’hydroxychloroquine marche, une preuve irréfutable – Unsplash

Michel Jullian et Xavier Azalbert

France Soir

13 juillet 2020