Il ne sert à rien de commenter de telles querelles internes propres à tous les partis politiques dits démocratiques et qui dégénèrent souvent en pugilat. Simone Weil, la philosophe décédée en 1943, avait déjà dans sa mémorable Note sur la suppression générale des partis politiques, bien décrit ces partis comme étant source de haine et de division. Ceux qui y activent sont des « démokhorates » et le carburant qui fait tourner leur machine à fabriquer la bêtise est leur ego, un ego pléthorique et insatiable.

Ce qui interpelle dans cet écrit du Dr Aït Hamou Azouaou, c’est cette accusation anachronique et tout à fait injuste et gratuite visant un brillant intellectuel algérien, le Dr Mourad Dhina en l’occurrence, accusé d’être « complice des assassinats des intellectuels algériens pendant la décennie noire ». Le Dr Aït Hamou Azouaou ferait-il encore la sourde oreille aux slogans scandés par le peuple : « Pouvoir assassin ! » et aux révélations du Général Benhadid qui lui ont valu d’être incarcéré pour avoir dit la vérité et dénoncé les généraux génocidaires ? Nous conseillons au Dr Aït Hamou Azouaou de lire l’ouvrage de Monika Bergmann qui a recueilli les confidences de Saïd Mekbel et il apprendra alors qui a tué Saïd Mekbel lui-même ainsi que les intellectuels algériens. Il apprendra alors que ce sont les « démokhorates » – des civils –  et les militaires qui ont mis fin au processus électoral en 1992, un doux euphémisme pour nommer le coup d’état militaire ayant entraîné la tragédie algérienne avec son cortège de morts, de blessés, de disparus, de veuves, d’orphelins, d’internés … un « fleuve de sang » comme l’a si bien dit elMarhoum Hocine Aït Ahmed à l’adresse du général Nezzar devant la XVIIe Chambre du TGI de Paris, lui signifiant par là que c’est ce fleuve qui les séparait.



Concernant l’origine de cette manœuvre grossière, il suffit d’aller sur la page Facebook de l’auteur de cet article pour le comprendre en se rendant compte que l’album photo est à la gloire de son faux dieu Saïd Sadi (cf. capture écran ci-dessous), toujours en fuite en France, à Marseille précisément, au lieu de se joindre au peuple et battre le pavé algérien après avoir fait son mea culpa ! Cet opposant interne semble nourrir une certaine nostalgie de l’ère Sadi, ignorant ou faisant semblant d’ignorer que son démocrate de zaïm – pardonnez ce pléonasme – a régné pas moins de 23 ans à la tête du parti-DRS créé dans l’urgence pour affaiblir le FFS de Hocine Aït Ahmed. Vingt-trois années ! Quel bel exemple d’alternance démocratique !

On peut trouver sur la page Facebook du Dr Aït Hamou Azouaou des commentaires d’une rare vulgarité, écrits de surcroît par un docteur, en défense du traître Saïd Sadi ! Ce faisant, ce pauvre docteur, « gouroutisé », ne se rend même pas compte qu’il perd tout ce qu’un homme libre a de plus précieux, sa liberté, son libre arbitre et sa raison. Au passage, il lui est vivement conseillé de revoir sa grammaire et son orthographe, ne serait-ce qu’en respect à ceux et celles qui lisent sa prose. Ces gens pensent-ils vraiment qu’ils peuvent encore manipuler et endormir le peuple algérien avec les mêmes techniques des années 90 ?

Pour finir, il serait temps que ces politiciens médiocres comprennent que le PEUPLE ne veut plus d’eux et de leurs magouilles ! La tabula rasa est essentielle à la construction d’une Algérie nouvelle car il est impossible de bâtir sur des marécages pestilentiels. Quand le peuple crie Yetnahaw ga3, dans GA3 il y a aussi le RCD, S. Sadi et toute sa clique.



Nous avons été très patients, et avant de lancer le débat, nous avons tout fait pour attirer l’attention de Mohcine Belabbas sur ses louvoiements et essayer de rattraper les choses tant qu’il était encore possible de le faire.

Il a tout fait pour éviter le débat à l’intérieur du parti et maintenant il veut interdire la parole, même à l’extérieur, aux militants qu’il a lui-même exclus. Drôle de conception de la démocratie !

Au lieu d’opter, comme tout parti démocratique, pour le dialogue et la concertation avec les cadres du parti qui l’ont invité au débat, à travers un courrier interne, qu’il a préféré rendre public en violation des statuts et du règlement intérieur, il a choisi le stalinisme en procédant à l’exclusion de toute voix discordante. La contradiction est désormais interdite dans le RCD. Ses communiqués viennent confirmer ce que nous redoutions depuis des mois. Selon son secrétariat national, avant 2012 le RCD n’était qu’un groupe de pression !!! Une question s’impose. Quelle était sa fonction au sein de ce « groupe de pression ».

Tout ce que nous disions informellement en interne depuis un bon moment est validé maintenant par les communiqués officiels du secrétariat national. Même les mises en scène auxquelles il se livre avec l’administration qui annonce des sanctions dont il sait qu’elles ne seront jamais appliquées et les guerres simulées avec les chaînes du pouvoir auxquelles il déroule le tapis rouge dans ses activités ne peuvent camoufler ses dérives. Des chaînes, nous citons Echourouk, Ennahar, El Bilad, ENTV et même El Hayat, qu’il a continué à inviter au moment où elles sont décriées par tout le peuple.

Commençons d’abord par rétablir une vérité. Il a affirmé récemment avec prétention sur El Magharibia qu’il a prédit les manifestations populaires, car tout simplement il est le seul à avoir confiance dans le peuple. Cela est une imposture.

Nous le mettons au défi d’apporter la moindre preuve, la moindre photo ou vidéo comme il se plaît à le faire sur sa page Facebook, de sa participation à la première marche du 22 février 2019. Non seulement il n’a pas pris part au premier vendredi, mais il a qualifié la révolution du peuple de louche et de manipulation. Pour preuve, ses deux plus proches collaborateurs actuellement ont déclaré lors d’une conférence publique à Becheloul, rapportée par la presse (voir le journal Liberté du 17 février 2019), « que ces gens peuvent bien sortir de la caserne et se prétendre de simples citoyens », avant d’ajouter que « ces manifestations sporadiques ne peuvent pas tenir longtemps …il y a des gens parmi les manifestants qui sont là que pour voler et piller. C’est pour cela qu’au RCD, nous disons qu’il faudra faire très attention à ces manifestations de rue ». Tout cela a été dit publiquement.

Dans ce sillage, son entêtement à maintenir les députés à l’APN et sa rencontre en catimini avec l’envoyé spécial du système, son ami Karim Younes, confirment ses doutes quant aux capacités du peuple à réaliser le changement radical. Il faut avoir un pied partout. On est, là, loin, très loin, de ses vanités affichées sur sa chaîne préférée.

Ses fréquentations à El Magharibia ont accouché de sa compromission avec Mourad Dhina, complice des assassinats des intellectuels algériens pendant la décennie noire, avec qui il a signé un document public. Les secrétaires nationaux ont découvert sa compromission dans la presse. Quel militant peut accepter ces méthodes dignes du FLN ?

Quand il constate a posteriori le scandale qu’a provoqué son alliance, il déclare qu’il a signé à titre personnel et qu’il ne savait pas qui a signé avec lui. Encore un mensonge. Il s’est réuni avec Dhina plusieurs fois à Paris avant la publication de ce communiqué.

Nous avons tous constaté, le mutisme de M. Belabbas  sur les plateaux d’El Magharibia devant ses nouveaux partenaires qui se sont adonnés à des attaques en règle contre les démocrates qui se battaient durant les années 90. Lors de l’un de ses nombreux passages sur cette chaîne, ses amis ont poussé l’infamie jusqu’à responsabiliser, avec sa complicité bien évidemment, ces mêmes démocrates, alors premières victimes de l’hydre islamiste, des 200 000 morts qu’ils ont eux-mêmes provoqué. Le dédouanement se fait cette fois-ci avec la caution et la crédibilité du RCD qui a perdu 123 de ses meilleurs enfants assassinés par des hordes de terroristes.

Nous savons tous maintenant que ses émissions cachaient en réalité, en arrière-plan, des réunions informelles, où la souveraineté du parti était totalement hypothéquée. Avec son avant-dernier communiqué, il a donné la preuve que ses nombreux déplacements, entièrement pris en charge par cette chaîne, ont un prix qu’il portera sur la conscience : le reniement du combat et du projet du RCD.

L’absence de ligne directrice claire est le seul bilan qui peut être mis à son actif. Le RCD qui était la locomotive de tous les combats démocratiques est maintenant obligé de s’abriter derrière les autres pour exister. Notre parti est réduit à une agence assurant  la promotion de M. Belabbas. Le site officiel du RCD en est l’illustration la plus parfaite.

Il a qualifié sur le plateau de Berbère télévision l’idée de la structuration du mouvement par la base de révolue et d’archaïque. Il a ajouté qu’à l’ère actuelle tout peut se faire en live. Quelle trouvaille ! Il est revenu à la charge à travers son communiqué scandaleux du 9 août 2019, dans lequel il a même pris la défense des généraux arrêtés et ignoré nos jeunes militants. Quelques jours plus tard, il fait machine arrière dans le cadre du PAD, instance à laquelle il a fait adhérer le parti, par ailleurs, sans l’aval de ses cadres. « Les forces de l’alternative démocratique appellent toutes les Algériennes et tous les Algériens à s’inscrire dans un processus constituant souverain à travers la mise en place d’organisations autonomes sous formes de cadres et commissions au niveau de la base sur le territoire national » était le contenu de la déclaration du PAD du 9 septembre 2019. Encore une fois, un pied par-ci, un autre par-là.

Pareil, concernant la désobéissance civile. Il l’assimile par indigence intellectuelle à la violence. Ignore-t-il à ce point que les marches sans autorisations et que les appels aux maires à refuser d’organiser les élections à deux reprises avant de passer sous silence celles prévues pour le 12 décembre 2019 sont des actes de désobéissance civile…

Pour le groupe APW de Tizi Ouzou 

Dr. Aït Hamou Azouaou


Accueil

1er mars 2020