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L’avocat de Monsieur Denis Baupin, assurant la défense du microcosme germanopratin, Me Emmanuel Pierrat – qui est aussi l’avocat de Marc-Édouard Nabe et Pierre Bergé contre LLP ! – n’a rien trouvé de mieux comme stratégie de défense que de dénigrer les journalistes responsables de la divulgation de l’information. Stratégie très légère, surtout lorsque l’on se souvient de l’issue des affaires Bettencourt, Karachi, financement libyen de Sarkö, Cahuzac et bien d’autres encore qui ont démontré que cette technique est fragile, peu payante et franchement pas sérieuse puisque tout s’est révélé être vrai et juste. Au surplus, le 2 juin, trois femmes ont déposé plainte contre M. Baupin, précisément pour « agression » et « harcèlement sexuel », ce qui ne peut, en aucun cas, mettre en cause, là encore, des journalistes.

On devrait cesser de parler de cette affaire et laisser la justice faire son travail en toute sérénité et dans le calme ambiant, au lieu de venir sur les plateaux télé, accuser de mensonges, les présumées victimes ainsi que les deux journalistes ! Lui, se permet par contre de publier une tribune dans le Huffington Post ! Rien que ça ! Plus choquant, il révélera la teneur de SMS que Denis Baupin a envoyés alors que le support électronique duquel ils ont été extraits devrait être, en principe, protégé par le secret de l’instruction et se trouver entre les mains du juge, sans parler du secret de la correspondance privée, même si les noms des destinataires ont été occultés !!! Pas très respectueux des lois… Le même jour de la publication de cette tribune sur le Huffington Post, cet avocat  passera dans le Grand Journal de Canal +, puis il publiera un autre article sur Le Point et organisera des fuites dans L’Obs selon Mediapart. Quel avocat français peut-il se permettre une telle couverture médiatique en un temps si court ?!! Ils se comptent sur les doigts de deux mains, pas plus ! Serait-ce dû à son appartenance assumée à la secte maçonnique ?

Summum d’hypocrisie et de bêtise, Me Pierrat a envoyé un courrier au directeur de publication de Mediapart, E. Plenel, environ 30 jours avant la publication de l’article mis en cause. Il le mettra « en demeure » de tout simplement « ne rien publier » (sic) !!! Extraordinaire culot ! C’est son côté respect de la liberté du journaliste certainement ! Pour finir, lorsque Me Pierrat dit que l’enquête n’a pas été sérieuse puisque son client n’a pas été contacté, ceci est faux et prouvé par de nombreuses tentatives de contact avortées !

Que Maître Pierrat garde sa rhétorique pour la barre, c’est sa seule place légitime. Souhaitons-lui d’être plus brillant et bien meilleur contre nous, prochainement…


Rappel de la vidéo sur Emmanuel Pierrat réalisée dans la série Naboscopie :



L’avocat du député écologiste s’appuie, pour démonter l’affaire, sur le contenu des textos échangés entre son client et certaines plaignantes.   

Le Point.fr : Vous avez décidé de contre-attaquer en vous en prenant violemment à la presse. D’abord, dites-vous, on aurait menti sur le contenu des SMS échangés entre Denis Baupin et certaines plaignantes. Que disent donc ces SMS ?

Maître Emmanuel Pierrat : Les accusations s’appuient en grande partie sur des SMS. Ma conviction est qu’elles ne les ont pas fournis aux journalistes de Mediapart et de France Inter. Si vos confrères les avaient lus, comme je l’ai fait, ils verraient que leur contenu infirme ce que ces femmes ont raconté. Je vais vous citer quelques SMS de trois d’entre elles, sans donner leur nom, car elles pourraient m’attaquer pour atteinte à la vie privée. L’une explique avoir été harcelée par SMS des mois et des mois. Or, elle répond à un SMS qu’elle a reçu de Denis Baupin : « Tu as affaire à une […] amoureuse et comblée par ses amants, c’est mal barré », suivi d’un sourire en smiley. Puis la drague s’arrête et ils parlent de politique, il n’y a aucun malentendu. Elle lui demande s’il sera disponible pour une inauguration le 1er octobre : « J’attends ta réponse avant de bloquer. » Et mon client enchaîne sur le même ton.

Une autre accusatrice raconte avoir été agressée sexuellement, mais, le lendemain, elle et Baupin échangent de sympathiques SMS. Lui propose : « On se prend un café ou un déj quand tu viens à Paris ? » Elle répond : « Ouais sans problème vendredi par ex. » Lui : « Quel enthousiasme ! (avec smiley) ». Elle : « Ben ouiiiiiii !!!!! Avec plaisir ». Et ainsi de suite…

La troisième l’accuse aussi d’agression sexuelle. Sauf que j’ai des SMS qui montrent qu’il l’a draguée effectivement, qu’elle lui a répondu, et que cela a fini en jeu érotique à distance. À un moment, il suggère une scène : « Continue sur le registre Choderlos de Laclos (smiley) ». Et elle enchaîne : « Poufffffffff chaleur… Humide ». Elle dit encore : « Content de toi ? Mais change pas ma position. » L’un et l’autre parlent de leurs fantasmes, et ça n’en finit plus. Puis l’été arrive, les échanges libertins stoppent, et à la rentrée, les SMS échangés ne parlent que de politique.

Est-ce du harcèlement ? Les policiers les ont entendues sans avoir accès à leurs SMS. Je fournirai le téléphone portable de mon client. Un BlackBerry qui a pour caractéristique de tout conserver. Même ce qui a pu être effacé.

En tout et pour tout, vous vous appuyez sur les échanges par SMS entre Denis Baupin et trois personnes ?

On me dit qu’il y a treize accusatrices, et le nombre fait preuve. Dans ce cas, l’affaire Outreau a été une affaire parfaite…, avec autant de personnes qui sont parties en prison, avant d’être innocentées pour la plupart. Prenons les témoignages non anonymes. Dans la première salve d’accusatrices, quatre sont nommées, j’ai les SMS de trois d’entre elles, qui suffisent à démontrer qu’elles ont menti. Pour la quatrième, les faits reprochés sont si anciens que l’on aura du mal à trouver quoi que ce soit. Dans la seconde salve, deux sont nommées. L’une parle d’agression sexuelle. Passons sur le fait qu’à l’époque elle occupe une position hiérarchique au-dessus de son supposé agresseur. Je suis fasciné par le fait qu’un jeune collaborateur se soit permis cela… En outre, j’ai des éléments qui montrent qu’elle a une dent contre les Verts depuis toujours. Quant à l’autre qui parle de harcèlement et d’agression, j’ai ses SMS qui prouvent que ce n’est pas crédible.

Cela ne démonte pas toutes les accusations…

Non, mais une grande partie. Des centaines de SMS échangés avec plusieurs femmes attestent ainsi que « non, c’est non » pour Denis Baupin. Et que « oui, c’est oui » pour certaines… Au point que, si je déposais aujourd’hui plainte pour dénonciation calomnieuse, elles seraient toutes condamnées. J’ai trois ans pour le faire. Pour l’instant, j’ai choisi de ne poursuivre que Mediapart et France Inter pour diffamation. Mais la dénonciation calomnieuse ne sera jugée que le jour où tombera le classement sans suite, ce qui arrivera.

Vous parlez aussi de « témoins non entendus ». Qu’auraient-ils dit s’ils l’avaient été ?

J’ai fait une liste de plus d’une vingtaine de personnes, des proches, des témoins politiques…, qui ne sont pas des subordonnées ou des inféodées à Denis Baupin. Tous ces témoins sont prêts à être entendus par la police, et ce qu’ils ont à dire est à l’inverse des accusations. Ils n’ont pas été pris en compte par l’enquête des journalistes, qui n’ont retenu aucun témoin à décharge. On est au minimum, de leur part, dans l’imprudence.

Si l’on vous suit, toute cette affaire est une cabale contre Denis Baupin ?

Pas une cabale. Pour faire simple, il s’agit de règlements de comptes, qui sont singuliers dans les partis politiques, et particulièrement chez les Verts. Et puis j’ai un client qui est un dragueur et qui est donc atteignable par cet aspect de sa personnalité. Son comportement peut prêter à une lecture malveillante. Il y a eu une conjonction de tas de choses qui se sont agrégées, et le tout est monté à la vitesse d’Internet…

Olivia Recasens 

REGARDEZ le parcours politique de Denis Baupin en vidéo…