Cette tribune a tardé à venir puisque ce scandale remonte à près de 15 jours et le nombre de médecins l’ayant signé est très bas. Pour n’importe quelle absurdité sociétale du type PMA, GPA ou euthanasie, on trouverait des centaines de médecins disposés à signer. D’autant que nous aimerions savoir si le Conseil de l’Ordre des médecins a déposé plainte contre l’APHP et tous les membres ayant participé à cette folie en ayant piétiné allègrement le serment d’Hippocrate ! Faire un simple signalement à la CNIL est non seulement insuffisant mais assez insultant au regard de la gravité des faits.


Dans une tribune publiée par L’Express.fr, une centaine de médecins réclament l’ouverture d’une enquête parlementaire sur les soupçons de « fichage » lors des manifestations de « gilets jaunes ».

Une centaine de médecins ont appelé, mercredi 8 mai, dans une tribune publiée par L’Express.fr, à un « arrêt immédiat » du « fichage » par les autorités sanitaires des personnes blessées lors des mouvements sociaux. Ils pointent  une « dérive inacceptable » dans l’extension de cette pratique à des « gilets jaunes » lors de certaines manifestations.  Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », le fichier « SI-VIC » – système d’information pour le suivi des victimes, mis en place après les attentats de 2015 -, est « détourné par l’administration hospitalière et les agences régionales de santé (ARS) », notamment à Paris et en Île-de-France, accusent les signataires.

« L’existence même d’un fichier parallèle renseigné après sélection de nos patients pour n’y entrer que les ‘gilets jaunes’ est parfaitement antidéontologique », s’alarment ces médecins, d’autant que les patients concernés ne reçoivent aucune information sur ce fichier et que leur consentement n’est pas recueilli. « Nous sommes face à l’institutionnalisation d’une dérive inacceptable: le fichage de patients à des fins possibles d’exploitations politiques ou judiciaires. Cette dérive constitue une faute pénalement répréhensible », fustigent encore les signataires qui entendent répondre à des « demandes illégales » par un « devoir de désobéissance éthique ». Ils demandent…


Photo d’illustration : un manifestant blessé lors d’une manifestation des « gilets jaunes », le 1er mai 2019 à Paris. (ANDREA NERI / NURPHOTO / AFP)