Incroyable mai vrai ! Comment est-ce possible après la publication des preuves que le remdesivir ne sert à rien, pire, qu’il est toxique pour les reins ! On se rend compte ainsi qu’il n’est pas question du tout de science mais bien de magouilles de Big Pharma via des médecins corrompus et indignes.


Des cinq traitements proposés par cette étude européenne depuis mars, deux seulement restent testés pour mesurer leur efficacité sur les malades infectés par le coronavirus.

Quel médicament pour contrer le covid-19 ? Un an après la découverte du virus en Chine, la question reste sans réponse. Si les laboratoires progressent sur la composition d’un vaccin, protecteur, nul scientifique n’a encore découvert la formule, curatrice, qui permettrait de soigner les malades les plus graves. Le Luxembourg contribue à cette recherche, en étant partenaire de l’essai clinique Discovery mené à l’échelle européenne. « Nous avons été associés dès les premiers jours à ces tests, en mars dernier », rappelle le Dr Thérèse Staub en charge du suivi de cette expérimentation au CHL.

Et la médecin-chef du service des maladies infectieuses de compléter : « Durant la première vague, nous n’avons compté que sur un patient volontaire. Mais depuis juillet, et ce qui a marqué le début de la deuxième vague d’infections, quatorze autres malades du covid ont été inclus. » A charge pour les équipes luxembourgeoises de relayer auprès de l’Inserm en France, à l’origine de l’étude, « tout effet secondaire remarqué après tel ou tel traitement parmi ceux prescrits ».

Les résultats? Aucune communication à ce stade, pas plus à l’échelle européenne que du Grand-Duché. « Évidemment que dans le lot, certains malades ont pu guérir mais d’autres sont aussi décédés », relate seulement le Dr Staub. Des victimes incluses dans le bilan national qui, désormais, s’élève à 321 morts. Mais aucun produit miracle ne se détache pour l’instant parmi les cinq médications initialement prévues et dont le nombre ne se limite plus qu’à deux aujourd’hui.


En effet, au fil des semaines, des analyses, des comptes rendus, Discovery a lâché certaines « branches » (c’est le terme officiel) de l’expérimentation. Oubliée l’hydroxychloroquine dont le Pr Raoult avait donné tout son écho médiatique dans les premiers mois de l’épidémie mais à laquelle les médecins ont fini par renoncer dès l’été. A la même période, les antiviraux lopinavir/ritonavir (jusqu’alors employés dans le traitement anti-HIV) avec ou sans interféron bêta ont eux aussi été délaissés.

De quoi semer le trouble

Les malades hospitalisés, et volontaires pour suivre les essais menés par Discovery, ne sont donc plus traités que via deux protocoles clairement définis. Soit le « bras standard » (avec paracétamol pour la douleur et oxygénation), soit via l’injection de Remdesivir. Cet antiviral est porteur de nombreux espoirs dans la lutte contre le covid-19 pour les sujets symptomatiques gravement atteints. « Il faut tester et retester sur un grand nombre de patients pour que cela puisse être sérieusement établi, et donc affirmé », tempère le Dr Staub.

En attendant, officiellement, c’est bien ce médicament (connu pour ses effets positifs contre le virus Ebola) à qui le président Donald Trump devrait sa sortie rapide d’hospitalisation après avoir été infecté par le coronavirus en octobre dernier. «Mais l’OMS a lancé une alerte sur ce traitement et son utilisation car cela n’éviterait ni les morts ni les formes graves de la maladie», indique la spécialiste. De quoi semer le trouble dans les esprits de la communauté scientifique, mais également parmi les malades.

« Dans ces conditions, il n’est pas forcément aisé de trouver des volontaires pour le programme Discovery… Cela est regrettable -mais compréhensible- et cela ne permet pas à l’étude d’avoir un panel suffisamment représentatif pour tirer des conclusions rapidement.»Il n’empêche qu’au CHL, Discovery reste toujours d’actualité, comme l’espoir d’en finir avec la maladie à l’origine de 1,46 million de morts dans le monde en douze mois.


Photo d’illustration : Bien que controversé par l’Organisation mondiale de la Santé, le Remdevisir fait toujours partie du protocole Discovery. Ulrich Perrey/dpa-POOL/dpa

Patrick JACQUEMOTPatrick JACQUEMOT

Luxemburger Wort

2 décembre 2020