Voici comment fonctionne la justice moderne occidentale : vous truquez vos machines pour permettre de tuer ainsi des milliers de personnes par la pollution de l’air et lorsque vous êtres pris la main dans le sac, vous payez une grosse amende pour éviter la case prison ! Il n’y a pas plus injuste et débile qu’une telle politique aux conséquences dramatiques !


Volkswagen prendra en charge le paiement de 4,5 millions d’euros par mis en cause car il n’a pas identifié de « manquements aux devoirs envers l’entreprise » de la part des deux dirigeants, accusés d’avoir informé trop tard les investisseurs de la fraude sur les voitures diesel.

Volkswagen a fait un pas supplémentaire vers le dénouement judiciaire du scandale des moteurs truqués, avec la fin d’une procédure pénale visant les deux plus hauts dirigeants du groupe. Herbert Diess, PDG du groupe depuis avril 2018, et Hans Dieter Pötsch, président du conseil de surveillance, ont trouvé un accord de 9 millions d’euros avec le procureur de Brunswick (Allemagne), a indiqué un porte-parole mardi 18 mai.

Volkswagen prendra en charge le paiement de 4,5 millions d’euros par mis en cause car il n’a pas identifié de « manquements aux devoirs envers l’entreprise » de la part des deux dirigeants, accusés d’avoir informé trop tard les investisseurs de la fraude sur les voitures diesel. Tous deux avaient été renvoyés devant la justice en septembre 2019, pour manipulation des marchés financiers dans le cadre du « Dieselgate ». « Le conseil de surveillance salue la fin de la procédure », a précisé un porte-parole du groupe.

Un scandale à 30 milliards

Il ne s’agit que d’une des multiples procédures liées à ce scandale tentaculaire. Il avait éclaté en septembre 2015, quand Volkswagen avait reconnu avoir truqué 11 millions de véhicules avec un logiciel capable de les faire apparaître moins polluants lors de tests en laboratoire que sur les routes. Pour le groupe, l’enquête pénale contre ses actuels dirigeants était une des plus délicates. Il s’agissait notamment de déterminer à quel moment le directoire avait été informé de la triche et des risques qui en découlaient.

Volkswagen a toujours soutenu que le directoire n’avait eu connaissance de l’ampleur totale des risques juridiques et financiers qu’en 2015, respectant donc ses obligations de communication financière. Le patron de l’époque, Martin Winterkorn, avait lui aussi été renvoyé en septembre 2019 pour « manipulation du cours de bourse », en plus d’un renvoi précédent pour « fraude aggravée ». Il reste donc sous la menace d’un procès, son cas n’étant pas couvert par l’accord annoncé mardi. […]


Photo d’illustration : le PDG de Volkswagen, Herbert Diess, et le président du conseil de surveillance , Hans Dieter Pötsch, lors de l’assemblée générale du groupe à Berlin (Allemagne), le 14 mai 2019. (JOHN MACDOUGALL / AFP)

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20 mai 2020