dieudonne_face_au_juge_fraudfe_fiscale


Si cette affaire s’était produite dans un pays européen, il aurait immédiatement crié au complot et à la censure d’État. C’est ce que s’empressera, néanmoins, de faire le gourou sénile Soral, sur son site, accusant Alger d’être de mèche avec Paris alors que Dieudonné s’est déjà produit à Alger sans aucune difficulté et que le ministre affirme ne pas avoir interdit le spectacle. Il s’agit tout simplement de procédures administratives non respectées, rien d’autre. C’est cet amateurisme qui lui a fait perdre le théâtre de la Main d’Or, car en changeant le nom de son entreprise, il sabote et met fin au bail de location signé. Il n’est pas du tout question de complot mais de paperasserie et rien d’autre. Il est quasiment certain que s’il accomplissait correctement la procédure administrative, il pourrait sans aucune entrave y présenter son spectacle.

Encore une fois, son allié Alain Soral ne pourra jamais tenir sa langue et ira jusqu’à insulter le gouvernement algérien en le traitant de « prostitué » dans une affaire tout à fait anecdotique au plan politique, mais qui reste néanmoins symbolique, s’agissant en l’occurrence de souveraineté nationale. Toujours cette même vulgarité qui caractérise également Dieudonné qui, pour insulter violemment ses adversaires, se cachera derrière son « directeur de publication » qui n’est en réalité personne d’autre que lui-même. Il essaie ainsi de faire passer cette façon de faire pour de l’humour, ce qui n’en est pas du tout…


Alain Soral traite le Gouvernement algérien de « tapin » de Paris !


soral-dieudonné-régime-algérien-tapin



Le ministère de la Culture a indiqué lundi que l’humoriste français Dieudonné M’bala M’bala, plus connu sous le nom de Dieudonné, n’a pas respecté la législation algérienne, infirmant l’interdiction de son spectacle à Alger, selon un communiqué du ministère.

Dieudonné a annoncé son spectacle « sans avoir respecté la procédure juridique en vigueur en Algérie » puisqu’il n’a pas présenté sa demande par l’intermédiaire d’une agence de droit algérien et n’a pas loué de salle de spectacle, a précisé la même source.
L’humoriste français s’est contenté d’annoncer sur les réseaux sociaux que son spectacle sera donné à l’Opéra d’Alger « sans que les responsables de ce dernier (l’Opéra) en soient informés », procédant à la vente des billets en devises via sa page Facebook « au mépris de toutes les règles et procédures légales » en vigueur en Algérie, a ajouté le communiqué.

Le ministère a indiqué avoir reçu, en date du 27 février 2018, une correspondance de l’ambassade d’Algérie à Paris (France) sollicitant son accord pour la présentation d’un spectacle de Dieudonné « organisé par une agence privée basée à Paris », précisant avoir rejeté la demande pour non-respect de la législation algérienne qui « exige de passer par une agence algérienne » pour l’organisation de spectacles artistiques et culturels en Algérie. Le ministère a qualifié d’« illégale » l’annonce faite par l’artiste français d’un spectacle en Algérie et la vente de billets électroniques en devises sans en avoir informé les autorités algériennes compétentes. Pour le ministère, l’annonce de l’organisation d’un spectacle à l’Opéra d’Alger via une « partie fictive » est une atteinte à la réputation de l’Opéra qui nécessite de « recourir à la justice ».
Tout en affirmant qu’« il n’a pas interdit » le spectacle de Dieudonné, le ministère se dit « étonné » du fait que l’artiste ait annoncé la vente des billets du spectacle sans mentionner aucune instance algérienne avec laquelle il aurait traité et qu’« il continue à annoncer à son public algérien sa venue en Algérie au mépris de la loi, faisant ainsi le buzz », a conclu le ministère dans son communiqué.


R.C – Le Soir d’Algérie