On ne peut pas ne pas penser en lisant cet article au dispositif métallique disposé sur les toits afin d’empêcher les pigeons de se multiplier. En d’autres termes, certaines municipalités traitent des êtres humains comme des animaux et veulent s’en débarrasser des les centres-villes en mettant en place des techniques honteuses. Ce sont ces mêmes politiciens qui ensuite vous feront la morale et vous parleront des droits humains en récitant comme de bons élèves leur catéchisme maçonnique. Ce qui est insultant et insupportable au plus haut point c’est le fait de voir qu’ils ont les moyens financiers d’installer ces dispositifs coûteux mais que cet argent n’est pas mis à la disposition des SDF pour augmenter les places d’hébergement par exemple ou tout simplement pour les nourrir. À vomir…


La Fondation « récompense » mercredi soir de manière ironique les dispositifs les plus « ingénieux » pour empêcher l’installation des SDF dans les villes.

Franceinfo :

Est-ce la créativité de ces dispositifs que vous cherchez à tourner en dérision lors de cette cérémonie des « Pics d’or » ?

Manuel Domergue :

Absolument, on veut montrer l’absurdité de ce type d’installations, qui coûtent cher, qui font appel à l’ingéniosité des concepteurs de ces mobiliers et de ceux qui les commandent, ceux qui les payent et de ceux qui les appellent de leurs vœux. On veut aussi montrer qu’au lieu de faire autant d’efforts pour chasser les sans-abri de quelques mètres dans tous les quartiers des villes, il vaudrait mieux mettre toute cette inventivité humaine au service de ces personnes-là, en leur trouvant des logements. Il y a quelques décennies, le vagabondage était interdit. Tout cela a été aboli. On a le droit d’être sans-abri aujourd’hui, sauf que l’on a l’impression que l’interdiction est reproduite avec ce type de dispositifs ou des arrêtés anti-mendicité, avec tout ce qui sert à éloigner des personnes qui n’ont rien d’autre que le droit à rester dans la ville.

Où trouve-t-on ces dispositifs ?

Beaucoup dans les grandes villes, les endroits où il y a des sans-abri évidemment. Ce n’est pas que les centres-villes. Souvent, les arrêtés anti-mendicité sont concentrés dans les centres-villes touristiques pendant l’été mais on s’aperçoit que le phénomène de, par exemple, mettre des rochers un peu partout pour empêcher l’installation de gens du voyage ou de campements de migrants, se retrouve aussi à la grande périphérie des villes. Les personnes sans-abri, on ne les veut pas dans les centres-villes, pas dans les périphéries, on ne les veut nulle part. Pour eux, c’est extrêmement violent de subir ces hostilités par des pics, par des grilles. On a l’impression que l’on veut que ces personnes ‘s’invisibilisent’. C’est ce qu’elles font parfois

 

Photo d’illustration : un dispositif anti-SDF à Montpellier. (VINCENT PEREIRA / MAXPPP)