Bon ben là c’est clair non ! Si vous ne comprenez pas encore la dangerosité de Bill Gates c’est que votre cas est désespéré ! Comment est-il possible d’imaginer que la Sécurité sociale et ses 200 milliards d’euros de budget annuel ne puisse pas s’occuper elle-même de ses données de santé et acheter quelques serveurs qu’elle possède déjà, sachant que la nature des actes de soins est télétransmise ! D’autant que c’est une perte totale de souveraineté en pleine crise du covid-19 ! Nous sommes dirigés par des traîtres !


Le géant américain Microsoft a été choisi pour héberger une grande plateforme regroupant l’ensemble des données de santé des Français.

Un choix qui fait débat à l’heure où le gouvernement plaide pour le retour d’une souveraineté en matière de santé.

À l’heure où les dirigeants français ne jurent plus que par un retour à la « souveraineté », que ce soit dans le domaine du numérique ou de la santé, c’est dans une grande discrétion que l’État a fait le choix d’héberger les données de santé des 67 millions de Français chez le géant américain Microsoft.

Au-delà du choix d’un hébergeur américain, c’est la procédure utilisée qui interpelle de nombreux professionnels de la santé et du numérique. Le ministère de la Santé n’a pas procédé à un appel d’offres classique, au niveau européen, pour passer le marché avec son hébergeur. Il s’est appuyé sur une centrale d’achat de l’État pour commander des prestations à Microsoft.

Le choix de confier les données de santé des Français à Microsoft pose aussi des questions de sécurité et de souveraineté. Le géant du numérique est soumis à la législation américaine, et notamment au Cloud Act, (loi sur la clarification de l’utilisation légale des données à l’étranger). Promulguée en 2018, cette loi oblige toute entreprise de droit américain à fournir les données de ses clients, si la justice les réclame dans le cadre d’une enquête pénale.


Photo d’illustration : un milliard et demi de feuilles de soin sont stockées chaque année dans la base de données de la Caisse nationale de l’assurance maladie. © Maxppp / PHOTOPQR/LE PROGRES/Yves Salvat

Jacques Monin , Elodie Guéguen , Cellule investigation de Radio France

France Inter

3 octobre 2020