Contrairement aux mensonges du ministre de l’économie Bruno Le Maire, les métiers de la restauration ont été ruinés par la politique sanitaire du gouvernement et notamment la mise en place du pass sanitaire. Des spécialistes estiment un possible retour à la normale dans… deux ans !



Le marché de la restauration commerciale, « considérablement » affecté par la crise sanitaire, a connu une activité « en dents de scie » et vu son chiffres d’affaires quasiment divisé par deux sur les sept premiers mois de l’année, comparé à 2019, selon une étude de NPD Group.

De janvier à juillet, par rapport à l’activité d’avant-Covid 19, le chiffre d’affaires a reculé de 45% et la fréquentation de 39%, indique le spécialiste des études de marché dans un point sur l’activité d’un secteur qui en 2019, représentait 57 milliards d’euros en France.

La restauration commerciale « hors domicile » regroupe le service à table (cafés, bars, brasseries, cafétérias), la restauration rapide (fastfoods, ventes à emporter/livrées, sandwicheries, boulangeries, traiteurs), la restauration dans les transports et lieux de loisirs (musées), les entreprises et les distributeurs automatiques. C’est la restauration à table qui a le plus souffert : avec « cinq mois de fermeture dus au Covid-19 : elle a perdu les deux tiers de son chiffre d’affaires, soit -68% » à fin juillet, contre « -17% pour la restauration rapide », explique Maria Bertoch, experte du secteur pour NPD Group.



+75% pour le drive

La restauration rapide – en particulier les fast-foods spécialisés dans le burger, les boulangeries et les pizzas livrées – a pu, elle, limiter ses pertes « en misant notamment sur la vente à emporter et la livraison », tandis que « des chaînes ont continué à ouvrir des points de vente malgré la crise ». « Covid oblige, tout le marché de la restauration hors domicile s’est mis à l’heure nomade: sur les sept mois de référence, la livraison a doublé en visites tandis que le ‘drive’ progressait de 75% », commente Maria Bertoch.

NPD Group table sur un « retour à la normale d’ici deux ans » : en 2022 « le marché global reprendra sa croissance », avec une hausse de chiffre d’affaires de 21% comparé à 2021, anticipe le spécialiste des études de marché, tandis que le niveau de 2019 devrait être retrouvé en 2023.


Photo d’illustration : Selon une étude, la restauration à table a perdu 68% de son chiffre d’affaires sur les sept premiers mois de l’année.

J. Br. avec AFP

BFMTV

27 septembre 2021