Voici encore un imam qui se ridiculise avec son comportement inadmissible puisqu’il pratique la vente de séjours pour le pèlerinage à la Mecque, une activité qui semble avoir du succès mais dont les gains  ne sont apparemment pas déclarés aux autorités compétentes. Nous ignorions que la fraude et le vol figuraient parmi les « vertus » de l’imamat islamique ! Faut-il rappeler à nos lecteurs que pour vendre des séjours de ce type, il faut avoir une agence de voyages et les autorisations légales qui vont avec, autrement c’est totalement interdit.

Nous invitons d’ailleurs les personnes intéressées à s’informer auprès de l’association ACEF qui milite contre cette fraude scandaleuse du pèlerinage au pays du criminel de guerre MBS, le boucher de Riyad, le « serviteur » sioniste des Lieux Saints. De très nombreux musulmans se sont en effet spécialisés dans le business de la religion, de vrais marchands du Temple, n’hésitant pas à tirer profit de l’obligation religieuse pour faire exploser leurs tarifs.


Les forces de l’ordre ont mis la main sur 53 000 € en liquide à son domicile et dans les locaux de sa société.

L’ancien imam salafiste de la mosquée d’Ecquevilly a été placé en garde à vue début février dans les locaux de la section financière de la police judiciaire de Versailles. Cette interpellation n’est pas directement liée à ses prêches réputés rigoristes qui lui ont valu d’être fiché S : l’homme est soupçonné de profiter de son emprise spirituelle sur les fidèles en organisant clandestinement des pèlerinages à La Mecque.

En menant une enquête sur des opérateurs de voyage dans les Yvelines, courant 2018, le comité opérationnel départemental antifraude (CODAF) s’est intéressé à la société de cet homme de 41 ans, déjà mis en cause pour travail dissimulé et dissimulation d’actif. Depuis 2016, l’ex-imam propose des séjours tout compris pour le pèlerinage dans la ville sainte, en Arabie saoudite. Mais ses faibles revenus, comme ceux affichés par sa société, semblent incompatibles avec le nombre de clients recensés.

Convoqué le 6 février dernier par les forces de l’ordre, le suspect est aussitôt placé en garde à vue. Lors des perquisitions menées à son domicile comme au siège de sa société, les enquêteurs saisissent des documents. Ils mettent aussi la main sur 53 000 € en liquide. Les policiers se rendent également dans trois agences de voyages parisiennes qui collaborent avec lui. Le gérant d’un de ces voyagistes, installé dans le Xe arrondissement, rapporte que l’imam leur avait proposé de lui amener des clients, en échange d’une partie des bénéfices.

Il garde la confiance des fidèles

L’ancien imam, connu et respecté dans la communauté musulmane de la région des Mureaux, met fréquemment les fidèles en relation avec des agences de voyages qui organisent des pèlerinages ou les pompes funèbres musulmanes. « Qu’il ait de l’argent chez lui ne nous étonne pas car beaucoup de transactions, notamment chez les anciens, se font en liquide », défend un ancien habitué de la salle de prières d’Ecquevilly, qui ne lui tient pas rigueur de ces soupçons. « Il a toujours eu notre confiance et ce qui se passe ne change rien », assure-t-il. Un autre fidèle estime que l’imam est victime de son obédience : « On dit qu’il est salafiste, mais comme ce n’est pas un délit, l’État essaie de lui chercher des poux ailleurs. S’il avait été malhonnête, nous l’aurions su très tôt. »

La salle de prières d’Ecquevilly avait été fermée en novembre 2016, par arrêté préfectoral. L’endroit était décrit par les services de l’État comme « un lieu de référence influent de la mouvance salafiste » prônant un islam rigoriste « appelant à la discrimination et à la haine, voire à la violence à l’encontre des femmes, des juifs et des chrétiens ».

L’enquête sur les malversations financières se poursuit, le temps pour la PJ d’exploiter tous les éléments saisis.

Photo d’illustration :
   Ecquevilly. La préfecture avait ordonné la fermeture de la mosquée Malik Ibn Ana en novembre 2016. L’ancien imam de l’établissement est aujourd’hui soupçonné de malversations financières. LP/VIRGINIE WEBER.

Julien Constant et Mehdi Gherdane

Le Parisien