Cet article donne des informations très intéressantes sur le système de corruption sophistiqué mis en place pour piller les richesses pétrolières de l’Algérie, en passant par le Qatar et le réseau des Frères musulmans. Bien sûr, l’ombre de la Suisse n’est jamais très loin puisqu’il sera question ici de la ville de Lugano !

Lorsque l’on aura fini la lecture de cet article ainsi que d’autres qui traitent du pillage extraordinaire des richesses de l’Algérie, une question légitime et essentielle s’imposera : comment, encore une fois, les économistes et autres spécialistes autoproclamés peuvent-ils oser donner des chiffres précis et analyser la situation financière de l’Algérie en occultant tous ces milliards qui disparaissent sans jamais être réinjectés dans l’économie algérienne ?! Ce qui prouve encore une fois que nous avons affaire à des moulins à vent qui brassent de l’air depuis des décennies…


Les enquêtes anti corruption en Algérie commencent à donner des sueurs froides aux autorités du Qatar.

Selon nos sources, dans deux dossiers au moins, les investigations font apparaître l’implication de hautes personnalités qataries et de plusieurs figures parmi les « protégés » de Doha, au sein des réseaux européens des Frères musulmans, dans les circuits financiers utilisés par le clan Bouteflika pour piller les richesses du pays.

Le premier dossier concerne la Trust Bank Algeria, filiale de la Nest Investments Holding, LTD, banque aux capitaux qataro-jordaniens, basée à Chypre. Son vice-président, Cheikh Nasser Bin Ali al-Thani, n’est pas seulement membre de famille princière, il est aussi le président, depuis 2008, de General Takaful, une puissante compagnie d’assurance islamique, basée sur les préceptes de la Charia.
Selon les premières investigations, plusieurs hommes d’affaires véreux proches de Saïd Bouteflika auraient bénéficié des largesses de la Trust Bank Algeria, notamment « en matière de transfert de devises ». Tant et si bien que dès le 14 avril dernier, dix jours à peine après la démission forcée de Bouteflika, le Conseil de la Monnaie et des Crédits de la Banque d’Algérie a évincé Kamel Ben Damerdji, le directeur de la Trust Bank Algeria, en invalidant sa nomination. Ce qui a contraint la banque à nommer, à ce poste, Djamel Bouledjenat, jugé « moins lié aux oligarques déchus »
L’autre scandale concerne un dossier nettement plus explosif : le pillage des ressources pétrolières du pays. Selon nos sources, les hommes de main du « clan présidentiel », placés à la tête de la société pétrolière nationale Sonatrach, ont mis à la disposition de Saïd Bouteflika une « véritable pompe à fric », qui lui a permis de se servir à volonté en pétrole brut qu’une société de négoce suisse, Lord Energy, se chargeait de revendre en son nom !
Or, ladite société n’est pas anodine. Basée à Lugano, elle est dirigée par Nazim Nada, fils de Youssef Nada, le célèbre « financier de l’ombre » des Frères musulmans. Dans son conseil d’administration, figure Youssef Himmat, fils de Ali Ghaleb Himmat, autre chef historique des réseaux européens des Frères musulmans, ainsi que plusieurs Frères musulmans suisses et italiens, tels que David Piccardo et Omar Nasserdine.
Ces liens sulfureux avec une entité clairement liée aux Frères musulmans sont d’autant plus étonnants que le « clan Nada » a été soupçonné, par le passé, d’avoir financé le FIS et les GIA algériens, à travers sa banque al-Taqwa, elle aussi basée à Lugano, liquidée suite aux scandales dont elle a fait l’objet, au lendemain du 11 septembre 2001.

Les « pilleurs de la Sonatrach » courent toujours !

Malgré les scandales à répétition, qui ont éclaboussé la Sonatrach, certains des ses cadres, qui ont contribué au pillage des ressources pétrolières du pays, échappent toujours aux poursuites. Dans l’affaire de la « pompe à fric » pétrolière de Saïd Bouteflika, seul le n°1 de la Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, a été touché. D’autre responsables, directement liés au scandale, courent toujours. On évoque notamment le nom d’un ancien manager du secteur trading de la Sonatrach. Muté, en mai 2018, vers un département des études économiques (sic !), il serait l’un des principaux artisans de ladite « pompe à fric » !


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