Excellente nouvelle qui nous fait néanmoins poser des questions importantes. Comment est-il possible de présenter une startup comme novatrice, prometteuse et puissante et se retrouver aujourd’hui en redressement judiciaire devant le tribunal de commerce d’Évry (Essonne) ? Où sont passés les 600 millions d’euros d’investissement en 14 ans ? Comment nous faire croire que l’élevage d’insectes nécessite des usines à centaines de millions d’euros ! C’est moins cher d’élever des poules ou du bétail, beaucoup beaucoup beaucoup moins coûteux !
C’est d’autant plus choquant que les autorités ont autorisé l’introduction de quelque pourcentage de farines d’insectes dans la farine classique en Europe depuis février 2025. Sans oublier une propagande quotidienne de la nécessité de se tourner vers cette nouvelle alimentation pour sauver le climat bla bla bla… ! Avec autant de soutien trouver tout de même le moyen de faire faillite relève du génie.
Faillites en cascades…
Tout ceci nous ramène également à d’autres industries du climatisme. Faut-il rappeler la faillite du suédois Northvolt et ses 15 milliards d’investissement ! Plouf, disparus ! La plus importante usine de batteries pour voitures a fait aussi faillite pourtant toute l’industrie automobile a opéré le virage de l’électrique. Alors comment expliquer cette débandade ? On a l’impression qu’il y a beaucoup de magouilles dans ce secteur de l’argent magique des subventions étatiques…
Concernant Ynsect c’est plus compréhensible. Ils ont tellement honte de leurs produits qu’il n’y a absolument aucune image de leurs élevages d’insectes sur leur site web. Pourquoi ? Car ce n’est pas mangeable et encore moins montrable. Personne ne veut de leurs protéines à part quelques excités du ciboulot et quelques curieux prêts à tenter une fois l’expérience comme on peut la faire à Koh Lanta. Cependant manger ça au quotidien et le donner à ses enfants, c’est une autre affaire. Rappelons que ces insectes sont totalement prohibés chez les juifs et les musulmans, ce qui complique beaucoup le problème des ventes.
Reste à savoir combien de dizaines de millions d’euros d’argent public ont été gaspillés dans cette mascarade. Sachant que la France subit une pénurie de nombreux médicaments essentiels et vitaux depuis des années maintenant, il aurait été préférable d’investir dans le domaine de la santé plutôt que dans des grillons et autre cancrelats…
C’était attendu, mais Ynsect l’officialise. La startup, spécialiste de la production de protéines à base d’insectes, vient de déposer une demande auprès du Tribunal de commerce d’Evry pour passer en redressement judiciaire. Déjà en procédure de sauvegarde depuis septembre dernier, l’entreprise affirme qu’elle « n’a pas été en mesure de trouver un accord sur le financement d’un plan de sauvegarde, en dépit des négociations et travaux poussés qui y sont intervenus. Dans ces conditions, et compte tenu de l’impasse de trésorerie de la société identifiée à fin mars, la présentation d’un plan de sauvegarde apparait à présent manifestement impossible ». Elle espère donc que le Tribunal de commerce d’Évry convertira sa procédure de sauvegarde en redressement judiciaire. Selon l’entreprise, cela permettrait « d’offrir aux candidats repreneurs potentiels qui ont manifesté des marques d’intérêt, ainsi qu’à tout nouveau, un cadre juridique différent et adapté à une reprise rapide des activités de l’entreprise ». Elle ajoute qu’elle « est plus que jamais en recherche active d’un ou plusieurs repreneurs ».
Contrairement à la sauvegarde, le redressement judiciaire permet d’envisager, dans un plan de cession, la cession totale ou partielle des actifs de l’entreprise. Ce qui semble inéluctable dans le cas d’Ynsect. L’entreprise est au bord de la cessation de paiements. Il ne lui reste que quelques semaines de trésorerie. Seule une reprise totale ou partielle de ses activités pourrait l’aider à se relancer. C’est pourquoi l’entreprise précise qu’elle est « plus que jamais en recherche active d’un ou plusieurs repreneurs dans le cadre d’un plan de cession. Les candidats repreneurs sont d’ores et déjà invités à se rapprocher de l’administrateur judiciaire ». En l’occurrence, l’administrateur judiciaire est Hélène Bourbouloux, sacrée « meilleure administratrice judiciaire au monde » en 2024, et derrière les reprises d’Orpéa ou de Casino…



























