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Une promesse électorale qui n’engageait que les naïfs et dont on avait dit sur ce site qu’elle n’allait pas être tenue. La campagne électorale était en fait une scène hollywoodienne animée par deux vilains acteurs chargés de chauffer les salles et de donner l’illusion d’une vraie compétition entre ce qu’il est, en fait, convenu d’appeler des comparses s’entendant comme larrons en foire. C’est donc fait ! Trump renonce à sa promesse d’enquêter sur Hillary Clinton et de la poursuivre. C’était du cinéma. Quant aux banksters, ils restent les seuls maîtres du jeu.


« Enfermez-la ! Enfermez-la ! ».

La perspective de voir Hillary Clinton derrière les barreaux enthousiasmait les partisans de Donald Trump durant la campagne électorale. Ils risquent d’être déçus par les dernières déclarations de Kellyanne Conway. La directrice de campagne du président élu a affirmé que l’administration de Donald Trump mettait un point final à l’enquête sur l’affaire des courriels privés de Clinton ou sur la fondation de la démocrate.
« Je pense que quand le président élu, qui est aussi à la tête de votre parti, vous dit qu’il ne souhaite pas continuer à enquêter sur ces accusations même avant d’être investi, cela lance un message très fort, sur le fond et la forme », a-t-elle déclaré sur la chaîne MSNBC. « Clinton doit toujours comprendre qu’une majorité d’Américains ne la considèrent pas comme quelqu’un d’honnête ou digne de confiance », a ajouté Kellyanne Conway. Mais « si Donald Trump peut l’aider à tourner la page, c’est peut être la bonne chose à faire ». « Elle doit aller en prison », avait martelé Trump lors de ses meetings de campagne. Lors du second débat présidentiel, Donald Trump avait menacé Clinton de demander à son ministre de la Justice de nommer un procureur spécial pour enquêter sur l’affaire du serveur privé. « C’est une bonne nouvelle que quelqu’un ayant le tempérament de Donald Trump ne soit pas chargé des lois de ce pays », avait réagi Hillary Clinton. « Parce que vous seriez en prison », avait alors répliqué le président élu.


VIDÉO. Donald Trump à Hillary Clinton : « Vous devriez être en prison »

 


Une « promesse rompue » pour Breitbart

Une fois élu, Trump s’était montré beaucoup plus conciliant. Interrogé par le Wall Street Journal sur la nomination du fameux procureur spécial, il avait affirmé « ne pas y avoir vraiment pensé », préférant se concentrer « sur les questions de santé, d’emploi, de contrôle aux frontières ou de refonte des impôts ».

Les déclarations de Kellyanne Conway risquent de mettre en colère les soutiens du nouveau président. En une de Breitbart, le site d’information très droitier qui a soutenu Trump tout au long de sa campagne, l’article traitant de ce revirement commençait par ces mots : «Promesse rompue». Rappelons que Breitbart était dirigé jusqu’à cet été par Stephen Bannon, nommé la semaine dernière haut conseiller et chef de la stratégie de Donald Trump,

Trump’s decision not to prosecute Clinton is causing the first major crack in his coalition: Breitbart leads with headline BROKEN PROMISE

Proche conseiller de Trump, Rudolph Giuliani a lui souligné qu’il n’était pas inhabituel pour un président élu de « tourner la page pour unir la nation ». Tout en affirmant que si le futur président décidait au final de poursuivre l’enquête, il le soutiendrait aussi. «Je pense que le président élu est confronté à un choix difficile dans ce cas, ça pourrait aller dans un sens ou dans l’autre », a dit l’ancien maire de New York aux […]
Le Parisien